Louis, Joseph Charlier

1754 - 1797

Informations générales
  • Né le 24 septembre 1754 à Châlons-sur-Marne (Marne - France)
  • Décédé le 23 février 1797 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 3 octobre 1793 au 22 octobre 1793

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 4 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Marne
Groupe
Majorité
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 3 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Marne
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée législative de 1791, membre de la Convention et député au Conseil des Anciens, né à Châlons-sur-Marne (Marne) le 24 septembre 1754, mort à Paris, le 1er mars 1797, il était avocat à Laon.

La Révolution, dont il adopta les idées avec enthousiasme, le fit administrateur du district de Châlons-sur-Marne ; puis il fut élu, le 4 septembre 1791, député de la Marne à l'Assemblée législative, le 7e sur 10, par 260 voix sur 412 votants. Il siégea dans la majorité, parmi les plus ardents.

Député à la Convention nationale, le 3 septembre 1792, par le même département, avec 280 voix (483 votants), il se montra l'un des plus fougueux révolutionnaires, et se signala, dès les premières séances, par une proposition qui tendait à supprimer le recrutement de l'infanterie : « Il suffirait, disait-il, de sonner le tocsin pour que 25 millions d'hommes prissent les armes. » Il prit très souvent la parole dans l'Assemblée, fit le premier la motion de vendre les biens des émigrés, et demanda, plus tard, que tous ceux qui seraient arrêtés sur le territoire français, fussent fusillés dans les vingt-quatre heures.

Dans le procès de Louis XVI, il vota « la mort »; puis il prit parti contre les Girondins, réclama la mise en jugement de Brissot et se fit le défenseur de Marat.

Il attaqua ensuite violemment les fournisseurs des armées, qu'il accusa de friponnerie, obtint un décret d'accusation contre son collègue Perrin (de l'Aube), chargé de l'examen des marchés.

Charlier se tourna ensuite contre les Jacobins, fit cause commune avec les auteurs du 9 thermidor, et attaqua Robespierre. Pourtant, il s'efforça ensuite d'enrayer le mouvement de la réaction, vota contre les propositions faites en faveur des émigrés du Haut et Bas-Rhin, et se prononça pour le maintien des taxes révolutionnaires.

Son arrestation proposée par Hardy, en 1795, ne fut pas adoptée par l'Assemblée.

Le 23 vendémiaire an IV, Charlier entra comme ex-conventionnel au Conseil des Anciens. Il y fit un jour la proposition que les députés eussent toujours le poignard à la main, pour punir quiconque tenterait de rétablir la royauté.

Charlier, atteint d'une maladie mentale au commencement de l'année 1797, mit fin à ses jours dans un accès de fièvre chaude.