François, René, Auguste Mallarmé

1755 -

Informations générales
  • Né le 25 février 1755 à Nancy (Meurthe - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 30 mai 1793 au 13 juin 1793

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 31 août 1791 au 20 septembre 1792
Département
Meurthe
Groupe
Majorité réformatrice
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Meurthe
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, membre de la Convention, né à Nancy (Meurthe) le 25 février 1755, il était avocat lors de la Révolution.

Partisan des idées nouvelles, il fut nommé, en 1790, procureur-syndic du district de Pont-à-Mousson, et élu, le 31 août 1791, député de la Meurthe à l'Assemblée législative, le 2e sur 8, par 344 voix (469 votants). Il siégea dans la majorité réformatrice, et fit fixer (1792) le droit de patente des maîtres d'hôtels garnis et marchands de bois de Paris.

Nommé, en 1791, suppléant du tribunal de cassation, il fut réélu, le 4 septembre 1792, député du même département à la Convention, le 2e sur 8, par 352 voix (506 votants) ; il opina, dans le procès du roi, pour la mort sans appel ni sursis, en disant :
« Louis a été cent fois parjure; le glaive de la justice s'est promené trop longtemps sur sa tête sans le frapper, il est temps que les représentants de la nation française apprennent aux autres nations que nous ne mettons aucune différence entre un roi et un citoyen; je vote pour la mort. »

Il fit rendre plusieurs décrets relatifs à des questions d'administration et de finances, devint secrétaire, puis président de la Convention, et dirigea les débats lors de la proscription des Girondins. Envoyé (nivôse an II) en mission dans les départements de la Moselle et de la Meurthe, il y ordonna, de nombreuses arrestations, entre autres celle des jeunes filles de Verdun, coupables d'avoir offert des fleurs et des fruits au roi de Prusse. Il poursuivit aussi les prêtres, surtout « les prêtres dits constitutionnels, qui n'ont feint de s'enchaîner au char de la liberté et de la Révolution que pour satisfaire leurs intérêts et leurs passions » (germinal an II). En floréal, il accompagna Saint-Just et Lebas à l'armée de Rhin et Moselle, se trouva en désaccord avec ces représentants, et fut rappelé. Au 9 thermidor, il se prononça contre Robespierre ; mais il essaya, peu après, de lutter contre les thermidoriens, et s'éleva contre ceux qui « avilissaient les députés par la multitude de leurs dénonciations ».

Dénoncé, à la suite des événements du 1er prairial an III, « pour avoir fait des proclamations qui ne respirent que le sang, pour avoir fait périr un grand nombre d'innocents, pour avoir arraché aux femmes et aux filles leurs croix d'or sous prétexte de fanatisme, pour avoir mis en réquisition tout ce qui lui plaisait pour sa table et pour ses autres besoins sans avoir jamais rien payé, etc., » il fut décrété d'arrestation, et ne recouvra la liberté que par l'amnistie du 4 brumaire (25 octobre 1795).

Commissaire du Directoire près du tribunal du département de la Dyle, il remplit encore les mêmes fonctions à Namur, puis à Mayence, et fut employé par le gouvernement consulaire à l'organisation du département du Mont-Tonnerre. Juge au tribunal d'appel d'Angers en 1800, Mallarmé entra, en 1811, dans l'administration des droits réunis, comme receveur principal à Nancy. La Restauration le révoqua.

Appelé, pendant les Cent-Jours (29 mars 1815), au poste de sous-préfet d'Avesnes, il lutta bravement contre l'invasion, et fut enlevé par les Prussiens et enfermé dans la citadelle de Wesel, sous l'accusation d'avoir soustrait à Nancy 35 000 francs de la caisse municipale ; mais les Prussiens cherchaient, en réalité, à venger les arrestations et les supplices de Verdun.

Rendu enfin à la liberté six mois après, Mallarmé tomba sous le coup de la loi de 1816 contre les régicides, partit de Lille le 18 janvier 1816, et se retira à Courtrai (Belgique).

Il ne revit la France qu'après la révolution de juillet 1830.

En 1839, son fils Gabriel-Georges-Louis était employé dans la maison d'arrêt de Saint-Lazare, comme surveillant.