Jean Allafort

1741 - 1818

Informations générales
  • Né le 11 mars 1741 à Le bourdeix (Dordogne - France)
  • Décédé le 5 mai 1818 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 8 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Dordogne
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention et député au Conseil des Anciens pour le département de la Dordogne, né au Bourdeix, (Dordogne), le 11 mars 1741, mort à Paris le 5 mai 1818, il appartenait à une ancienne et riche famille de la bourgeoisie. Il étudia le droit, mais se sentant peu de goût pour la profession d'avocat, il se fixa à la campagne, et mit au service des populations agricoles de sa province ses connaissances juridiques.

Lors des élections à la Convention nationale, le 8 septembre 1792, Allafort, qui s'était nettement prononcé, dès 1789, en faveur des idées nouvelles, fut élu représentant de la Dordogne par 375 voix sur 561 votants.

Il prit place à l'Assemblée parmi les révolutionnaires les plus ardents, et au cours du procès de Louis XVI, répondit oui sur la question de culpabilité, non sur la question de l'appel au peuple, et opina pour la mort en prononçant ses paroles :

« Louis, tu es convaincu d'avoir fait verser le sang de nos frères. Tu rivais les fers de l'esclavage. Ma conscience me dit que tu as mérité la mort ; je la prononce. » Ce vote est le seul acte parlementaire connu du représentant Allafort.

Le 5 brumaire an IV, il fut appelé à faire partie du Conseil des Anciens ; mais, compris par le sort dans la moitié à renouveler en germinal an V, il rentra volontairement dans la vie privée.

Allafort ne se rallia pas au coup d'Etat de Brumaire et se tint sous l'Empire, à l'écart des affaires publiques.

Compris, comme ancien membre de la Convention ayant voté la mort de Louis XVI, parmi les proscrits du 12 janvier 1816, il obtint plusieurs sursis temporaires. Il venait à peine d'en obtenir un définitif lorsqu'il mourut, au moment où il se préparait à passer en Allemagne ; il fut inhumé à Souffrignac (Charente).


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