Charles, Ambroise Bertrand de l'Hodiesnière

1756 - 1819

Informations générales
  • Né le 24 mai 1756 à La Lande-Patry (Orne - France)
  • Décédé le 30 mars 1819 à La Carneille (Orne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 29 juillet 1793
Département
Orne
Groupe
Girondins
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 avril 1798 au 10 novembre 1799
Département
Orne
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention et député au Conseil des Cinq-cents, né à La Lande-Patry (Orne), le 24 mai 1756, de Jean Baptiste Bertrand, sieur de L'Hodiesnière et de Barbe Françoise Clopied, mort à La Carneille (Orne), le 30 mars 1819, il était avocat puis procureur du roi à Falaise avant la Révolution, devint administrateur du Calvados, et fut élu, le 6 septembre 1792, député à la Convention par le département de l'Orne, à la pluralité des voix.

Dans le procès de Louis XVI, il répondit au 2e appel nominal : « Comme l'appel au peuple est le seul moyen d'excuser le despotisme qu'a exercé la Convention par la confusion de tous les pouvoirs, je dis oui. »

Au 3e appel nominal, il dit : « Si en 1789 on m'avait demandé quelle peine méritait Louis Capet, j'aurais répondu : la mort. Ses crimes ont toujours augmenté en nombre et en gravité, la peine n'a pas dû diminuer. Hier, en votant pour la sanction du peuple, je croyais devoir rendre un hommage sincère à sa souveraineté et à l'égalité en déclarant que Louis doit être puni de mort : car le souverain seul a droit de faire grâce. »

Il accusa en même temps Garat, ministre de la Justice, d'avoir détourné les pièces les plus utiles à la défense du roi. Le décret sur le partage des biens communaux fut rendu sur son initiative.

Membre de la commission des Douze favorable aux Girondins, il s'en retira avant le 31 mai 1793, quand il vit le danger, fut arrêté le 2 juin sur la motion de Bourdon de l'Oise, et écrivit au Comité de sûreté générale « qu'il était victime d'une erreur, n'ayant été occupé dans la commission des Douze que de l'examen des registres de la commune et des sections de Paris. » Saint-Just le fit remettre en liberté le 8 juillet.

Il devait démissionner de son mandat de représentant le 29 juillet 1793 et fut remplacé le mois suivant par Jacob Gérard-Desrivières.

Après la législature, il fut nommé commissaire du Directoire exécutif dans le Calvados, qui l'envoya siéger au Conseil des Cinq-cents, le 25 germinal an VI. Toujours indécis et craintif, il finit par se déclarer contre le Directoire, fit poursuivre les émigrés cachés sous de faux noms, défendit les institutions républicaines contre la presse, et attaqua « les triumvirs directoriaux », Merlin, Treilhard, Larevellière, qu'il contribua à renverser ; mais après le 30 prairial, il s'opposa à leur mise en jugement et à leur exil; il défendit l'élection de Sieyès comme directeur, combattit les Jacobins et en même temps fut un des actifs promoteurs du 18 fructidor.

Hostile au coup d'Etat de brumaire, il proposa de retirer à Bonaparte le commandement de la garde des Consuls. Exclu du Corps législatif par le gouvernement consulaire, il rentra dans la vie privée.

La loi du 12 janvier 1816 contre les régicides l'obligea de se retirer momentanément à Bruxelles.

Date de mise à jour: août 2019