Jacques Poisson de Coudreville

1746 -

Informations générales
  • Né le 6 février 1746 à Saint-Lô (Manche - France)
  • Décédé à une date inconnue à Saint-Lô ( Manche - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 5 février 1801 au 20 février 1801

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 8 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Manche
Groupe
Majorité réformatrice
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Manche
Groupe
Modérés
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 1er juillet 1804
Département
Manche
Groupe
Majorité
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 11 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Manche
Groupe
Majorité

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, membre de la Convention, député au Conseil des Anciens, au Corps législatif de l'an VIII à 1804, représentant aux Cent-Jours, né à Saint-Lô (Manche) le 6 février 1746, mort à une date inconnue, « fils de maître Etienne Poisson, sieur de Coudreville, marchand à Saint-Lô, et de demoiselle Jeanne Germaine-Françoise Corbet », il exerçait à Saint-Lô la profession d'avocat lorsque la Révolution éclata.

Il devint successivement président du tribunal de Saint-Lô et administrateur de la Manche.

Le 8 septembre 1791, il fut élu député de ce département à l'Assemblée législative, le 2e sur 13, par 375 voix (547 votants). Il opina avec la majorité réformatrice.

Réélu, le 5 septembre 1792, député du même département à la Convention, le 2e sur 13, par 437 voix (661 votants), il se prononça, dans le procès du roi, « pour la réclusion pendant la guerre et le bannissement à la paix », et se fit d'ailleurs peu remarquer.

Passé, le 21 vendémiaire an IV, au Conseil des Anciens, comme député de la Manche, par 277 voix (461 votants), il obtint sa réélection le 24 germinal an VI, devint président de l'Assemblée, adhéra au coup d'Etat de brumaire, et, le 4 nivôse an VIII, fut appelé par le choix du Sénat à siéger dans le nouveau Corps législatif, d'où il sortit en 1804 pour occuper le poste de procureur général près la cour criminelle du département de la Manche. À la réorganisation judiciaire de 1811, il fut promu (12 mai) conseiller à la cour impériale de Caen.

Pendant les Cent-Jours, il fut élu (11 mai 1815) membre de la Chambre des représentants pour l'arrondissement de Saint-Lô, par 50 voix sur 89 votants et 166 inscrits.

La seconde Restauration le rendit à la vie privée.