Charles, François, Marie Duval

1750 - 1829

Informations générales
  • Né le 22 février 1750 à Rennes (Ille-et-Vilaine - France)
  • Décédé le 25 août 1829 à Huy (Belgique)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 2 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Montagne
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 15 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Nord
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, membre de la Convention, député aux Cinq-Cents, né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 22 février 1750, mort à Huy (Belgique) le 25 août 1829, il était, en 1789, avocat à la Guerche-de-Bretagne. À la Révolution, il devint juge au tribunal de Vitré.

Député d'Ille-et-Vilaine (le 6e sur 10) à l'Assemblée législative (2 septembre 1791), il s'assit à gauche, et prit la parole pour dénoncer le ministre Bertrand de Molleville, et pour demander une loi sur la manière de juger les étrangers en France.

Duval fut réélu par son département, le 5 septembre 1792, membre de la Convention, le 3e sur 9, à la pluralité des voix. Il fut de la Montagne, dit, dans le procés de Louis XVI : « Comme organe de la loi, je prononce la mort, » accusa le suppléant de Lanjuinais, Gilbert, d'être venu à Paris le 31 mai et d'être retourné dans son département faire un récit perfide des événements, et devint secrétaire de la Convention.

Les Jacobins le chargèrent de rédiger une feuille intitulée le Journal de la Montagne.

Quoique montagnard, il prit violemment parti contre Robespierre au 9 thermidor, et fut proposé pour entrer à sa place au Comité de salut public. C'est sous son nom que parut d'abord le Journal des hommes libres, qu'il continua ensuite sous le Directoire avec Antonelle.

Passé au Conseil des Cinq-Cents, le 23 vendémiaire an IV, comme député du Nord qui lui avait donné 292 voix sur 601 votants, il fut désigné (an VI) pour le consulat de Turquie ; mais il refusa ce poste, fut chargé, jusqu'en 1799, de l'échange des prisonniers de guerre, et devint sous l'Empire chef de bureau dans l'administration générale des droits réunis, dirigée par Français de Nantes.

Atteint en 1816 par la loi contre les régicides, il se retira dans le pays de Liège, où il mourut.

On a de lui un récit de la Révolution du 10 août (1794).


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