François, Sébastien, Christophe Delaporte dit Laporte

1760 - 1823

Informations générales
  • Né le 15 septembre 1760 à Belfort (Territoire-de-Belfort - France)
  • Décédé le 25 mars 1823 à Belfort (Territoire-de-Belfort - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 3 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Haut-Rhin
Groupe
Gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Haut-Rhin
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée législative de 1791, et membre de la Convention, né à Belfort (Haut-Rhin), le 15 septembre 1760, mort à Belfort, le 25 mars 1823, il était avoué au tribunal de son district. Elu, le 3 septembre 1791, député du Haut-Rhin à l'Assemblée législative, le 5e sur 7, avec 189 voix (374 votants), il prit place au côté gauche et se déclara partisan des principes révolutionnaires : il parla sur la responsabilité des ministres, et fut envoyé en mission auprès de Luckner. Réélu (4 septembre 1792) dans le même département, le 3e sur 7, par 226 voix (400 votants) membre de la Convention, il vota « la mort » dans le procès du roi, dénonça Beurnonville, demanda qu'on fit sonner le tocsin dans toute la République, déploya une grande activité dans les missions dont il fut chargé en Saône-et-Loire et à Lyon : il rendit compte à la Convention des mesures prises contre les rebelles de cette ville, ainsi que des honneurs rendus à la mémoire de Chalier. Chargé d'examiner la conduite du tribunal de Lyon et de la commission militaire, il justifia les mesures d'extrême rigueur prises par ces juges, et, à son retour, fut élu secrétaire de la Convention. Delaporte se prononça au 9 thermidor contre les Jacobins, entra au comité de sûreté générale, puis au comité de salut public, fit envoyer Cadroy près des armées des Alpes et d'Italie, fit déclarer la commune de Paris « responsable des atteintes qui seraient portées à la Convention » et, dans les journées de prairial an III, se signala par son zèle contre l'insurrection. « L'audace des factieux est telle, s'écria-t-il, ils ont dévoilé leurs sinistres projets avec tant de scélératesse, que tout acte de faiblesse de votre part serait un crime », - et il proposa un décret motivé tendant à « sommer au nom de la loi, les habitants du faubourg Antoine de remettre sur l'heure sous la main de la justice les assassins du représentant Féraud. » Peu de temps après, il fut chargé de la direction de la force armée de Paris. Delaporte prit encore la parole sur diverses questions. Il se retira dans son pays après la session de la Convention et ne fit point partie d'autres législatures.



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