Louis, Thomas Hébert de Lavicomterie de Saint-Samson

1746 - 1809

Informations générales
  • Né le 15 décembre 1746 à Torigni-sur-Vire (Manche - France)
  • Décédé le 24 janvier 1809 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 9 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Seine
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, mort à Paris le 24 janvier 1809, il fit de bonnes études et s'essaya à la littérature.

Il débuta en 1779 par un Eloge de Voltaire, en vers; puis il publia le Code de la Nature, poème de Confucius (1788), traduction supposée. A la Révolution, dont il était enthousiaste, il lança des publications assez hardies, telles que la Liberté, ode (1789); Du Peuple et des Rois (1790); Droits du peuple sur l'Assemblée nationale (1791); Crimes des rois de France, depuis Clovis jusqu'à Louis XVI (1791); Crimes des papes (1792), etc.

Ces ouvrages l'avaient signalé à l'attention publique, et, le 9 septembre 1792, il fut élu membre de la Convention par le département de Paris, le 8e sur 24, avec 384 voix (531 votants).

Dans le procès de Louis XVI, il vota pour la mort sans appel ni sursis, en disant : « Tant que le tyran respire, la liberté est en péril; le sang des citoyens crie vengeance. Je vote pour la mort.» Peu de temps après, il fit partie du comité de sûreté générale.

Il y resta jusqu'au 9 thermidor : à cette époque, la majorité l'accusa de s'être absenté de la Convention lors de la chute de Robespierre pour ne pas se compromettre. Il rentra en grâce en prononçant un discours contre « le tyran ». Quelques jours après, le rapport qu'il lut à la Convention, sur la morale calculée, attaquait les systèmes théologiques et philosophiques sur les récompenses et les châtiments de l'autre vie, et se terminait en proposant à l'Assemblée de décréter que « les savants fussent invités à donner une échelle des crimes qui se commettent dans la société, et des tourments qu'ils entraînent après eux sur la terre. »

Le 28 mai 1795, le représentant Gouly l'accusa d'avoir participé à l'insurrection du 1er prairial; décrété d'arrestation et gardé chez lui à vue, il bénéficia de l'amnistie du 4 brumaire an IV, fut remis en liberté et ne rentra plus dans la vie politique.

On a encore de lui de curieux ouvrages : Acte d'accusation des rois (1794), rédigé sur la demande du club des Jacobins; la République sans impôts (1792), etc.