Hugues Monmayou

1756 - 1821

Informations générales
  • Né le 3 juillet 1756 à Lauzerte (Tarn-et-Garonne - France)
  • Décédé le 2 mars 1821 à Lausanne (Suisse)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Lot
Groupe
Gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 1er avril 1798
Département
Lot
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents et au Conseil des Anciens, né à Lauzerte (Tarn-et-Garonne) en 1757, mort à une date inconnue, était administrateur du département du Lot depuis le 8 septembre 1791, lorsqu'il fut élu, le 6 septembre 1792, député de ce département à la Convention, le 5e sur 10, « à la pluralité des voix. » Il siégea d'abord à la Montagne et, lors du procès de Louis XVI, motiva ainsi son vote : « Je cherche dans la loi la peine contre les conspirateurs; j'y trouve la mort, je prononce la mort. » Il parla ensuite sur une pétition des anabaptistes, fit une motion en faveur des enfants des condamnés à mort, fut secrétaire de l'assemblée, et fit exclure les nobles et les prêtres des fonctions publiques. Entré au comité de sûreté générale, il justifia la conduite de ce comité envers Carrier, et intervint encore dans plusieurs questions politiques. Après la session, Menmayou fut élu député du Lot au Conseil des Cinq-Cents, par 97 voix (108 votants); le même jour il obtint la majorité dans les départements du Puy-de-Dôme et de la Haute-Vienne. Il traita spécialement, dans cette assemblée, des matières de finances, et passa, le 25 terminal an VI, au Conseil des Anciens, où il siégea jusqu'au 18 brumaire an VIII. Atteint par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides (il s'était mis à la tête de la fédération dans le Lot pendant les Cent-Jours), il quitta la France le 29 janvier 1816, se dirigeant sur Genève avec sa femme et son fils; il laissait deux filles dont une mariée avec un notaire. Mal accueilli à Genève, il gagna Constance, où il vit mourir d'autres conventionnels réfugiés comme lui, Guyardin, Charrel, Legendre, Dubouchet. Dans l'aisance (il avait pour deux cent mille francs de biens-fonds), mais vieux et malade, il demanda à rentrer en France (5 février 1819). Sa demande ne fut sans doute pas accueillie, car les dossiers de la police n'ont gardé aucune trace de son retour.