Charles, Albert Pottier

1755 - 1829

Informations générales
  • Né le 13 avril 1755 à Loches (Indre-et-Loire - France)
  • Décédé le 12 mars 1829 à Nyon (Suisse)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, né à Loches (Indre-et-Loire) le 13 avril 1755, mort à Nyon (Suisse) en 1829, homme de loi avant la Révolution, il fut nommé juge au tribunal de Loches, et fut élu, le 5 septembre 1792, député d'Indre-et-Loire à la Convention, le 3e sur 8, par 381 voix (le chiffre des votants manque).

Lors du procès du roi, il répondit au 3e appel nominal: « L'humanité souffre d'une condamnation sévère, mais des raisons de justice me déterminent! Je vote pour la mort. » En 1794, il fit rendre un décret sur les certificats de résidence pour la liquidation des pensions, et fut nommé secrétaire de l'assemblée. Il obtint que les vainqueurs du dix août ainsi que leurs femmes et leurs enfants fussent assimilés aux défenseurs de la patrie, parla sur les pensions et les rentes à accorder aux militaires blessés, sur les tribunaux révolutionnaires, sur les attributions du comité de législation, fut chargé, en l'an IV, du rapport sur Joseph Le Bon, et figura, après la session, en l'an VII, parmi les candidats pour le Directoire.

Il fut élu, le 23 germinal an VI, député d'Indre-et-Loire au Conseil des Anciens; mais il refusa ce mandat et fut immédiatement remplacé par Riffaut des Hêtres.

Il fut nommé, le 28 floréal an VIII, commissaire du pouvoir exécutif près le tribunal civil de Loches, titre qu'il échangea, en 1805, contre celui de procureur impérial au même siège. Révoqué de ces fonctions en février 1815, il les reprit au retour de l'île d'Elbe, un mois après, et en fut de nouveau privé par la seconde Restauration.

Atteint par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides, il prit, le 13 février suivant, un passeport pour Genève, et se rendit de là à Constance, d'où il demanda en vain au gouvernement royal l'autorisation de rentrer en France (4 avril 1819). L'état de sa santé l'obligea de se fixer à Nyon, d'où il renouvela sa demande (28 janvier 1829), ayant une succession à partager en France. Mais il n'eut pas le temps de rentrer, étant mort peu de temps après.