Louis, François Portiez

1765 - 1810

Informations générales
  • Né le 1er mai 1765 à Beauvais (Oise - France)
  • Décédé le 28 avril 1810 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Oise
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 16 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Oise
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, et membre du Tribunat, né à Beauvais (Oise) le 1er mai 1765, mort à Paris le 28 avril 1810, il était avocat à Beauvais en 1789 ; le 17 octobre 1790, il publia le premier numéro du Journal de l'Oise.

Elu, le 5 septembre 1792, député de l'Oise à la Convention, le 7e sur 12, par 317 voix (414 votants), il demanda que le procès de Louis XVI fût renvoyé devant le tribunal criminel de Paris, et vota ensuite pour la mort, avec sursis, en disant :
« Louis Capet est convaincu de conspiration ; il mérite la mort. Comme homme d'Etat, je déclare, qu'il doit la subir, parce que la première politique d'un peuple qui a le sentiment de sa force et de sa dignité, c'est la justice. Je parle sans passion, parce qu'un individu tombé du trône dans une prison ne peut pas être un objet de vengeance. Je vote pour la mort avec l'amendement Mailhe, qui consiste à ce que l'assemblée juge ensuite s'il ne serait pas convenable d'examiner la question de l'époque à laquelle le jugement doit être exécuté. »

Il s'occupa surtout de questions financières, se prononça au 9 thermidor contre Robespierre, et fit décréter en l'an III que la célébration de cet anniversaire aurait lieu séparément.

Envoyé en mission en Belgique, il pressa l'annexion de ce pays à la France; puis il fit adopter un projet de fête en l'honneur des « amis de la liberté, morts sous le régime décemviral ».

Elu, le 24 vendémiaire an IV, député de l'Oise au Conseil des Cinq-Cents, par 115 voix (233 votants), il présenta des rapports sur l'aliénation des biens du clergé dans les nouveaux départements et sur l'organisation du Prytanée français.

Il intervint dans un certain nombre de débats visant les finances et l'instruction publique, sortit du Conseil en 1798, fut aussitôt réélu (26 germinal an VI) par le département de la Seine, parla sur la liberté de la presse, sur les dépenses de la comptabilité nationale, et adhéra au coup d'Etat de Brumaire.

Membre du Tribunat le 4 nivôse an VIII, il fut nommé, en mars 1805, professeur puis doyen de l'Ecole de droit de Paris. Ses leçons, au dire d'un biographe, étaient médiocres et lui valurent de vives critiques.

On a de lui divers ouvrages :
- Code diplomatique, contenant le texte de tous les traités faits avec la République française jusqu'à la paix d'Amiens (1802) ;
- Cours de législation administrative (1802) ; etc.