Joseph, Julien Souhait

1759 - 1842

Informations générales
  • Né le 9 janvier 1759 à Raon-l'etape (Vosges - France)
  • Décédé le 14 décembre 1842 à Nancy (Meurthe-et-Moselle - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Vosges
Groupe
Montagne
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Vosges
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Raon-L'Etape (Vosges) le 9 janvier 1759, mort à Nancy (Meurthe) le 17 décembre 1842, fils d'un maître des eaux et forêts, était avocat à Saint-Dié au moment de la Révolution. Officier municipal en février 1790, Julien Souhait fut nommé maire de Saint-Dié le 15 novembre 1790. Il occupait encore ce poste lorsque, le 4 septembre 1792, il fut élu membre de la Convention par le département des Vosges, le 6e sur 8, avec 251 voix (339 votants), Il vota la mort du roi, en ajoutant : « Je demande qu'elle soit suspendue jusqu'à la ratification de la Constitution. En attendant cette époque, je demande la détention. » Il se prononça en outre pour l'appel et pour le sursis. Membre suppléant du comité des finances, il fit partie de plusieurs commissions, et vota la mise en accusation de Carrier. Elu, le 21 vendémiaire an IV, député des Vosges au Conseil des Cinq-Cents, par 184 voix (270 votants), il parla sur l'impôt des tabacs, et siégea jusqu'au coup d'Etat de brumaire contre lequel il protesta. Mais bientôt rallié au nouveau régime, il fut nommé receveur général des finances en Hollande. Avant voté non lors du plébiscite pour l'élévation de Bonaparte à l'Empire, il fut destitué, et vécut, dès lors, dans une campagne près de Verdun. Proscrit comme régicide par la loi du 12 janvier 1816, il fut arrêté, le 6 mars suivant, à Pontarlier, porteur d'un faux passeport sous le nom de Derivaux; mais l’intervention de MM. Lanjuinais et de Martignac lui permit de continuer son chemin. Il se réfugia en Suisse, dans le Valais, d'où son fils, capitaine d'artillerie et chevalier de la Légion d'honneur, demanda en vain son rappel (12 septembre 1828). Il ne rentra en France qu'après la révolution de juillet 1830, se fixa alors à Nancy, et, possesseur d'une grande fortune, l'employa, dit un biographe, « à une foule de bonnes œuvres. » Par son testament, il légua une somme importante pour servir des rentes viagères à ses collègues survivants de la Convention nationale.