Jean, André, Antoine Moltedo

1751 - 1829

Informations générales
  • Né le 14 août 1751 à Vico (Corse-du-Sud - France)
  • Décédé le 29 août 1829 à Vico (Corse-du-Sud - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 20 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Corse
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 octobre 1795 au 20 mai 1798
Département
Corse
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Vico (Corse) en 1751, mort vers 1827, appartenait à une ancienne famille dal Mortao, Moltedo ou Multedo ; son acte de baptême n'a pu être retrouvé, mais, tandis qu'il signait Moltedo, et que ses deux médailles de membre des Cinq-Cents portent également Moltedo, son acte de confirmation, du 17 mai 1766, porte : filius Joseph de Multedis, et les membres actuels de la famille signent Multedo (V. ce nom). Jean-André-Antoine entra dans les ordres, fut nommé chanoine, puis vicaire- général, et, en 1791, membre de l'administration du département. Elu, le 20 septembre 1792, député de la Corse à la Convention, le 6e et dernier, par 206 voix 394 votants, il se prononça « pour la réclusion du roi », et fut réélu, par son département, député au Conseil des Cinq-Cents, le 22 vendémiaire an IV ; il parla en faveur de ceux des habitants de la Corse qui, pour se soustraire à la domination anglaise, avaient quitté leur patrie, et demanda pour eux la nourriture et la solde accordées aux défenseurs de la République. Moltedo était dévoué à la France et, on 1796, dans une assemblée séparatiste à Corte, Charles-André Pozzo di Borgo proposa de lui retirer son mandat de député. Le temps n'a pas encore éteint aujourd'hui la haine héréditaire entre les deux familles.

Moltedo quitta la vie publique en l'an VI. Le 25 frimaire de la même année, un frère de Jean-André-Antoine Moltedo fut nommé par le Directoire consul de France à Smyrne, d'où il passa presque aussitôt à Rhodes, en la même qualité. En 1793, il se rendit, comme commissaire du gouvernement, près du dey d'Alger qui, sans égard pour son titre, le fit arrêter. Ce ne fut qu'à la suite d'une longue et rigoureuse captivité que Moltedo rentra en France. 11 devint alors (5 germinal an XII) directeur des droits réunis du département des Alpes-Maritimes, fut nommé, en 1811 , conseiller à la cour impériale d'Ajaccio, et occupa ce poste jusqu'à la seconde Restauration.