Jean-Michel Chambon la Tour

1739 - 1815

Informations générales
  • Né le 22 août 1739 à Uzès ( - Généralité de Montpellier - France)
  • Décédé le 6 avril 1815 à Uzès (Gard - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 30 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Nîmes et Beaucaire (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Tiers-Etat
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 20 mai 1793 au 26 octobre 1795
Département
Gard
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée constituante de 1789, membre de la Convention, député au Conseil des Anciens, né à Uzès (Généralité de Montpellier, France), le 22 août 1739, mort à Uzès (Gard), le 6 avril 1815, il adopta avec modération les idées nouvelles, devint maire d'Uzès, et fut élu, le 30 mars 1789, député du tiers aux Etats-Généraux, par la sénéchaussée de Nîmes et Beaucaire. Il fit partie de la majorité de l'Assemblée constituante.

Choisi le 10 septembre 1792, par le département du Gard, comme député suppléant à la Convention, par 238 voix sur 477 votants, il ne fut admis à siéger que le 20 mai 1793, en remplacement de M. Balla, démissionnaire. Il n'eut donc pas, ainsi que le prétend la Biographie Universelle de Michaud, à feindre d'être malade pour éviter de prendre part au jugement de Louis XVI. La vérité est qu'il observa jusqu'au 9 thermidor une conduite des plus réservées, et qu'il réussit à ne point se compromettre. Envoyé, après la chute des Jacobins, en mission à Marseille, avec Cadroy, il poursuivit le parti des vaincus, et réclama de la Convention des mesures de rigueur exceptionnelles. Après avoir réprimé violemment l'insurrection de Toulon, il revint à Paris, et reprit sa place dans l'assemblée ou il fut l'objet, ainsi que Cadroy et Mariette, de nombreuses accusations: Pélissier lui reprocha d'avoir prêté les mains à l'égorgement des patriotes dans les prisons d'Aix. Il se défendit opiniâtrement et avec succès: l'affaire n'eut pas de suites.

Le 4 brumaire an IV, Chambon-Latour passa, comme ex-conventionnel, au Conseil des Anciens : les mêmes accusations furent portées de nouveau contre lui; mais l'assemblée n'en tint pas compte. Le coup d'Etat de brumaire le rendit à la vie privée.