Jean, Augustin Crassous de Medeuil

1755 - 1829

Informations générales
  • Né le 20 juin 1755 à La rochelle (Charente-Inférieure - France)
  • Décédé le 25 octobre 1829 à Bruxelles (Belgique)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 8 octobre 1793 au 26 octobre 1795
Département
Martinique
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, né à La Rochelle (Charente-Inférieure) le 20 juin 1755, fils de Joseph Crassous de Medeuil, conseiller du roi, notaire royal à la Rochelle, et de Marie-Louise Catherine Denis, mort à Bruxelles le 26 octobre 1829, il était le frère d'un officier de marine exécuté en 1793. De 1780 à 1783, il fut procureur au siège présidial de la Rochelle. Il se rendit dans les colonies pour y chercher fortune, et fut, avant 1789, avocat au conseil souverain de la Martinique.

Très favorable à la Révolution, il revint en France, et se fixa dans son pays d'origine, où il fut (1792) juge et commissaire national près le tribunal de district.

Elu, à la fin de l'année (le 28 octobre) membre de la Convention par la Martinique, il ne prit séance qu'après le procès de Louis XVI. Il siégea à la Montagne et fut plusieurs fois, à la tribune de la Convention, l'organe du club des Jacobins, dont il était un des membres les plus actifs.

Envoyé en mission en Seine-et-Oise (1793), il sévit contre les nobles et les prêtres, fit démolir les clochers et les châteaux, et, l'année suivante (4 février), remit aux communes la jouissance des presbytères pour leurs écoles ou leurs comités. Lors de l'enquête ouverte, après le 9 thermidor, sur les tribunaux révolutionnaires, il constata que « la proximité de Paris avait dispensé le département de Seine-et-Oise de ces établissements. » Le 5 vendémiaire an III, il présenta au nom du comité de correspondance, l'exposé de la conduite de la Société des Jacobins depuis le 9 thermidor, et l'exposé de celle de ses ennemis. Il combattit la proposition d'interdire aux membres de la Convention la fréquentation des sociétés populaires, demanda la liberté absolue des opinions, proposa d'élever à Ermenonville un monument en l'honneur de Jean-Jacques Rousseau, et aux Jacobins d'assister en corps à la translation de ses cendres au Panthéon.

En brumaire an III, il devint secrétaire de la Convention. Crassous se montra constamment attaché au parti montagnard. Il déclara que les Vendéens avaient, à Paris, de puissants protecteurs, et que les meilleurs citoyens étaient chaque jour dénoncés sous la dénomination vague de « terroristes ». Il appuya, d'ailleurs, la révocation de la loi des suspects ; mais il parla pour les membres des anciens comités, et demanda instamment la mise en liberté des patriotes incarcérés depuis la chute de Robespierre. Il signa la demande d'appel nominal contre le décret de déportation de Barère et de ses co-accusés. Impliqué bientôt lui-même dans les dénonciations et les poursuites qui suivirent les événements du 12 germinal, et accusé d'être un des auteurs de la mort du député Dechezeaux (V. ce nom), il fut incarcéré jusqu'à l'amnistie du 4 brumaire an IV, qui le rendit à la liberté.

Il devint alors juge au tribunal civil du département de la Dyle.

Promu, en l'an VI, commissaire près le même tribunal, il n'accepta pas ce dernier poste, et vécut dès lors dans la retraite.


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