Pierre Collombel

1755 - 1841

Informations générales
  • Né le 4 septembre 1755 à Argueil (Seine-Inférieure - France)
  • Décédé le 24 janvier 1841 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 22 juillet 1793 au 26 octobre 1795
Département
Meurthe
Groupe
Gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 15 octobre 1795 au 20 mai 1797
Département
Meurthe
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au conseil des Cinq-Cents et au conseil des Anciens, né à Argueil (Seine-Inférieure) le 4 septembre 1755, « du légitime mariage de Pierre Colombel, marchand vendant le sel et le tabac en cette paroisse, et de Marie Catherine Le Boulenger », mort à Paris, le 24 janvier 1841, il était commerçant à Pont-à-Mousson.

Elu, le 7 septembre 1792, membre-suppléant de la Convention par le département de la Meurthe, avec 274 voix sur 493 votants, il entra à l'Assemblée comme député-titulaire, le 11 juillet 1793, en remplacement de Salles, mis en état d'arrestation.

Il remplit une mission à l'armée du Nord, s'occupa de questions d'assistance publique, fit accorder un traitement aux « citoyennes » qui avaient remplacé les sœurs hospitalières de Tours, devint secrétaire de la Convention, et membre puis président du comité de sûreté générale. Il prit la parole dans un certain nombre de circonstances peu importantes, donna son opinion sur la police des tribunes, sur la levée du séquestre mis sur les biens des étrangers, fit autoriser le comité de sûreté générale à statuer sur la mise en liberté des détenus, etc.

Le 23 vendémiaire an IV, Collombel (de la Meurthe) entra comme ex-conventionnel au Conseil des Cinq-Cents. Il prit une part active (brumaire) à la discussion de la loi contre les déserteurs, sur les dénonciations parvenues au Conseil contre plusieurs représentants, fut nommé secrétaire de l'assemblée, invoqua l'ordre du jour sur une dénonciation de Dumolard contre le Directoire, et fut l'un des candidats présentés par le Conseil des Cinq-Cents pour le remplacement de François de Neufchâteau comme membre du pouvoir exécutif. Treilhard fut élu le 26 floréal an VI; les autres candidats étaient Monge, Garat, Gohier, Génissieux, les généraux Brune, Ernouf, Moulin, et Duval (de la Seine-Inférieure), ex-député à la Convention et aux Cinq-Cents.

Collombel fut élu, le 23 germinal an VI, comme député de la Meurthe, au Conseil des Anciens. Il y défendit une résolution relative aux emprunts privilégiés sur les rentes viagères, fit approuver celle qui établissait une taxe en faveur des receveurs, vota pour la liberté de la presse, et soutint jusqu'au bout les institutions républicaines. Dans la séance du 13 thermidor au VII, il n'épargna pas les railleries à Courtois (de l'Aube), qui prétendait avoir découvert une grande conspiration jacobine et terroriste, et remercia la commission d'avoir éclairé l'assemblée sur la situation. Enfin, lors du coup d'Etat de brumaire, Collombel fut de ceux qui protestèrent contre la translation du Conseil à Saint-Cloud et contre les menées du général Bonaparte : « Quoique j'aie à me plaindre, dit-il, de n'avoir pas reçu de lettre de convocation, je passerai sous silence cette petite omission... Je dirai seulement que tous les représentants du peuple ont un intérêt direct à connaître la situation de la république, et je pense que la commission se fera un devoir et un mérite de nous communiquer fraternellement les motifs qui ont pu l'engager à solliciter une mesure aussi extraordinaire que celle de la translation du Corps législatif... » Le lendemain, Bonaparte le fit comprendre sur la liste des députés exclus de la représentation nationale « pour les excès et les attentats auxquels ils se sont constamment portés. »

Date de mise à jour: septembre 2019