Jules, Albert, Pierre Cabrol

1871 - 1924

Informations générales
  • Né le 8 juin 1871 à Aubin (Aveyron - France)
  • Décédé le 24 septembre 1924 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 27 décembre 1908 au 31 mai 1910
Département
Aveyron
Groupe
Socialistes unifiés
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Aveyron
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Aveyron
Groupe
Parti socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 8 juin 1871 à Aubin (Aveyron), mort le 24 septembre 1924 à Paris.

Député de l'Aveyron de 1908 à 1919.

Jules Cabrol fit à Paris ses études de pharmacie, puis revint à Aubin, sa ville natale, où il s'établit.

La politique l'attirait. Très populaire dans sa région, il fut bientôt élu maire d'Aubin, puis conseiller général de l'Aveyron.

Le décès de M. Maruéjouls, député de la deuxième circonscription de l'arrondissement de Villefranche, l'incita à se présenter à l'élection partielle du 20 décembre 1908. Il fut élu au deuxième tour de scrutin, par 7.527 voix contre 6.971 à M. Louis Bos, son principal adversaire. Inscrit au groupe socialiste, il ne prit part à aucun débat en cette fin de législature.

Il se représenta aux élections générales des 24 avril et 8 mai 1910 et fut réélu, au deuxième tour de scrutin, par 8.446 voix contre 7.672 à son ancien concurrent, M. Bos. Membre de la Commission des mines (1910), il prend part à la discussion de la proposition de loi tendant à modifier la loi de 1894 sur les retraites des ouvriers mineurs (1912). Il pose au Ministre des Travaux publics une question concernant l'explosion de grisou qui a eu lieu dans les mines d'Aubin (1913).

Aux élections générales du 26 avril 1914, il est réélu au premier tour de scrutin par 7.911 voix contre 7.164 à M. Panassié. Membre de la Commission des mines, comme sous la précédente législature, il entre à celle de l'hygiène publique (1914).

Il ne cesse de s'intéresser aux retraites des ouvriers mineurs, aux retraites ouvrières et paysannes, aux allocations des ouvriers mineurs retraités. Il prend part à la discussion de la proposition de loi sur le régime des productions de guerre (1917). Il faut citer aussi son rapport sur le projet de loi tendant à rendre obligatoire la vérification et le contrôle des thermomètres médicaux (1917). En 1919, il est nommé membre du comité consultatif des Mines.

Aux élections générales du 16 novembre 1919 qui ont lieu au scrutin de liste, il n'obtient que 8.358 voix sur la liste du parti socialiste qui est battue.

Il renonce dès lors à la politique. Il devait mourir prématurément 5 ans plus tard, à Paris, le 24 septembre 1924, âgé seulement de 53 ans.

Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur le 16 juillet 1924.

Date de mise à jour: mai 2014