Joseph Chérade de Montbron

1768 - 1852

Informations générales
  • Né le 24 juillet 1768 à Grassac (Charente - France)
  • Décédé le 3 octobre 1852 à Saint-bonnet-de-bellac (Haute-Vienne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 novembre 1820 au 24 décembre 1823
Département
Haute-Vienne
Groupe
Centre ministériel
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Haute-Vienne
Groupe
Centre ministériel
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 24 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Haute-Vienne
Groupe
Centre ministériel

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1820 à 1830, né à Grassac (Charente), le 24 juillet 1768, mort au château de Montagrier, commune de Saint-Bonnet-de-Bellac (Haute-Vienne) le 3 octobre 1852, d'une famille de noblesse limousine, il était officier des armées du roi au moment de la Révolution.

Hostile aux idées nouvelles, il émigra et servit dans les dragons nobles de l'armée de Condé, puis passa en Angleterre et prit part à l'expédition de Quiberon en 1795. Fait prisonnier et condamné à mort, il parvint à s'évader, vécut quelque temps caché à Bordeaux où il donna des leçons de dessin pour vivre, et, au Consulat, se fit rayer de la liste des émigrés.

Sous l'Empire, il s'occupa de travaux littéraires et d'agriculture dans sa propriété de Mézières (Haute-Vienne), et il fut le premier à acclimater l'alpaga en France. A la Restauration, il reçut la croix de Saint-Louis.

Successivement élu député du collège de département de la Haute-Vienne, le 14 novembre 1820, par 161 voix (176 votants, 215 inscrits); dans le 1er arrondissement (Saint-Junien) le 25 février 1824, par 115 voix (152 votants) ; de nouveau au grand collège le 24 novembre 1827, par 89 voix (174 votants, 192 inscrits), il prit quelquefois la parole, notamment pour proposer l'impôt progressif, et, lors de la discussion de la nouvelle loi électorale, pour demander que tous ceux qui payaient en 1789 le cens exigé par la loi actuelle fussent électeurs, quelle que fût aujourd'hui leur situation. Il vota d'ailleurs avec le centre ministériel et quitta la vie politique aux élections de juin 1830.

On a de lui : Les Scandinaves, poème (1801); Récit de l'évasion d'un officier pris à Quiberon (1815); Essai sur la littérature des Hébreux, narrations imitées de l'hébreu (1819, 4 volumes); il a publié aussi quelques Nouvelles dans la Bibliothèque des romans.

Date de mise à jour: décembre 2016


Retour haut de page