Jean, Félix Dutrou de Bornier

1741 - 1816

Informations générales
  • Né le 3 décembre 1741 à Montmorillon (Vienne - France)
  • Décédé le 22 mars 1816 à Montmorillon (Vienne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Poitiers (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Tiers-Etat
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Vienne
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 octobre 1798 au 26 décembre 1799
Département
Vienne
Groupe
Modérés
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 1er juillet 1805
Département
Vienne
Groupe
Bonapartiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, membre de la Convention, député aux Anciens, aux Cinq-Cents et au Corps législatif de l'an VIII, né à Montmorillon (Vienne) le 3 décembre 1741, de René Dutrou avocat au siège royal de Montmorillon et Louise Goudon, mort à Montmorillon le 22 mars 1816, il était conseiller du roi à Montmorillon avant la Révolution.

Il se montra partisan des idées nouvelles, et fut, le 27 mars 1789, élu député du tiers aux Etats-Généraux par la sénéchaussée du Poitou. Son rôle législatif à la première Constituante n'a pas laissé de trace au Moniteur.

Le 3 septembre 1791, il fut nommé accusateur public à Poitiers, et, le 4 septembre 1792, fut élu membre de la Convention par le département de la Vienne, le 3e sur 8, avec 212 voix sur 375 votants. Il se rangea dans le parti modéré; au 3e appel nominal, lors du jugement de Louis XVI, il répondit : « La reclusion et l'exil. »

Le département de la Vienne l'envoya au Conseil des Anciens le 21 vendémiaire an IV, à la pluralité des voix sur 233 votants. Il appartint au côté droit de cette Assemblée et prit parti notamment pour la citoyenne Fourquevaux dont la maison servait à un établissement religieux dûment reconnu être tel.

Réélu, le 25 germinal an VI, au Conseil des Cinq-Cents, il prononça un discours (12 frimaire an VII) sur le dévouement des conscrits.

Le coup d'Etat de brumaire le compta au nombre de ses partisans; aussi le Sénat conservateur le choisit-il (4 nivôse an VIII) pour représenter la Vienne au nouveau Corps législatif, où il siégea jusqu'en 1805.

Date de mise à jour: novembre 2019