Antoine, François, Philippe Dubois Descours de La Maisonfort

1763 - 1827

Informations générales
  • Né le 30 juillet 1763 à Bitry (Nièvre - France)
  • Décédé le 2 octobre 1827 à Lyon (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Nord
Groupe
Minorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1816, né à Bitry (Nièvre) le 23 juin 1763 « du légitime mariage de Messire François Alexandre Philippe Dubois des Cours marquis de la Maisonfort, seigneur de cette paroisse, de celles d'Argenou et de Ciez, enseigne des vaisseaux du Roi, et de dame Marie Gabrielle Charlotte Anne de Quergadiou », mort à Lyon (Rhône) le 2 octobre 1827, il était, au moment de la Révolution, sous-lieutenant dans les gardes du corps, à la compagnie de Gramont.

Il émigra avec ses compagnons d'armes, fit la campagne de 1792, et, après le licenciement de l'armée des princes, fonda une imprimerie avec Fauche-Borel à Brunswick, puis remplit des missions politiques en Russie et en Angleterre.

Rentré en France au début du Consulat, il fut arrêté et interné à l'île d'Elbe d'où il s'échappa ; il prit alors du service dans l'armée russe. Il revint à Paris avec les Bourbons qui le firent chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, maréchal de camp et conseiller d'Etat.

Il suivit le roi à Gand, et, au retour, fut élu, le 22 août 1815, député du grand collège du Nord, par 117 voix (194 votants, 298 inscrits). Nommé questeur de la Chambre (octobre 1815), il vota d'abord avec la majorité ultra-royaliste, proposa divers amendements à la loi d'amnistie, et finit par rentrer dans la minorité ministérielle.

Après la session, il fut chargé de la direction du domaine extraordinaire de la couronne, puis fut appelé aux fonctions de ministre plénipotentiaire à Florence; il mourut d'apoplexie en regagnant son poste.

M. de la Maisonfort avait acquis une certaine célébrité comme auteur de romances.

En outre on a de lui :
- Lettres sur la mythologie (1798) ;
- Dictionnaire biographique et historique des hommes marquants de la fin du dix-huitième siècle, et plus particulièrement de ceux qui ont figuré dans la Révolution française (Hambourg 1800) ;
- Tableau politique de l'Europe depuis la bataille de Leipsig jusqu'au 13 mars 1814 ;
- une comédie héroïque en prose, le Duc de Monmouth (1796), etc.


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