Jean, Jacques, Félix Sirieys de Mayrinhac

1775 - 1831

Informations générales
  • Né le 21 octobre 1775 à Saint-Céré ( - Généralité de Limoges - France)
  • Décédé le 30 novembre 1831 à Figeac (Lot - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Lot
Groupe
Ultras
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 13 novembre 1820 au 24 décembre 1823
Département
Lot
Groupe
Extrême-droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 5 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Lot
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 17 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Lot
Groupe
Droite
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 23 juin 1830 au 11 août 1830
Département
Lot
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1816 et de 1820 à 1830, né à Saint-Ceré (Généralité de Limoges, France) le 21 octobre 1775, mort au château de Mayrinhac, près Figeac (Lot), le 30 novembre 1831, il ne suivit pas ses parents en émigration, fut incarcéré comme suspect sous la Terreur, et fut nommé plus tard, par l'empereur, maire de Saint-Céré.

Il salua avec enthousiasme le retour des Bourbons, fut destitué de ses fonctions de maire aux Cent-Jours, et fut élu, le 22 août 1815, député du grand collège du Lot, par 105 voix (191 votants, 261 inscrits). Il siégea à l'extrême droite de la Chambre introuvable, demanda l'amélioration de la situation du clergé et la restitution de ses biens invendus, réclama la prompte organisation des légions départementales destinées à remplacer les régiments, tenta de faire rétablir les maîtrises et les jurandes, et d'abolir les droits réunis, et ne manqua, dans chacun de ses fréquents discours, aucune occasion d'attaquer la Révolution.

Non réélu en 1816, il s'en prit au préfet de son département, M. de Lezay-Marnézia, le prit vivement à partie dans une brochure sur les élections, et fut condamné par le tribunal correctionnel de Paris à 30 fr. d'amende.

Réélu, le 13 novembre 1820, député du grand collège du Lot, par 109 voix (193 votants, 265 inscrits), il reprit sa place à l'extrême droite, et fut un des défenseurs les plus ardents de M. de Villèle. Dans la discussion du budget (séance du 12 mars 1822) il dit : « Espérons que les ministres que la Providence a accordés au roi... » M. de Corcelles : « Joli présent ! » MM. de Lameth et de Girardin : « Vous injuriez la Providence. »

Le dévouement de M. Sirieys lui valut (26 août 1824) les fonctions de conseiller d'Etat et de directeur général de l'agriculture, des haras et des manufactures, aux appointements de 40,000 francs.

Il avait été réélu, le 5 février précédent, député du 3e arrondissement électoral du Lot (Figeac) par 121 voix (135 votants, 171 inscrits). Dans cette nouvelle législature, il appuya les lois sur le sacrilège, sur le milliard des émigrés, sur le droit d'aînesse, et fut réélu député de Figeac, le 17 novembre 1827, par 119 voix (131 votants et 172 inscrits). Hostile au ministère Martignac, il vit supprimer au budget, par un vote de la Chambre, dans la session de 1828, ses fonctions de directeur des haras et son traitement, et il exhala son mécontentement dans une nouvelle brochure : Observations sur l'administration générale des haras supprimée par ordonnance royale du 13 novembre 1828.

Le cabinet Polignac le nomma directeur du personnel au ministère de l'intérieur et officier de la Légion d'honneur. Il repoussa l'Adresse des 221, et fut réélu, le 24 juin 1830, par 116 voix (134 votants, 175 inscrits).

Après les journées de Juillet, il envoya sa démission de député par la lettre suivante :

« Monsieur le président, élu député sous l'empire de circonstances qui n'existent plus, je croirais trahir mes serments et transgresser les pouvoirs qui m'ont été confiés, si je prenais part aux délibérations de la Chambre.

Veuillez lui faire agréer ma démission.

A. SIRIEYS, député du Lot. »

Il mourut l'année suivante.