Pierre, Jean, Charles, Florent Lizot

1768 - 1827

Informations générales
  • Né le 4 novembre 1768 à Brionne (Eure - France)
  • Décédé le 30 janvier 1827 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Eure
Groupe
Minorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 22 juillet 1820
Département
Eure
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 novembre 1820 au 24 décembre 1823
Département
Eure
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 30 janvier 1827
Département
Eure
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1827, né à Brionne (Eure) le 4 novembre 1768 « de maître Pierre Jean Lizot, avocat en Parlement et de dame Françoise Lizot », mort à Paris le 30 janvier 1827, il entra dans la magistrature et fut procureur impérial sous le premier Empire. Les sentiments royalistes qu'il montra aux Cent-jours et sous la Restauration le firent maintenir au poste de procureur du roi à Bernay.

Elu, le 22 août 1815, député de l'Eure, au collège de département, par 109 voix (211 votants, 260 inscrits), il siégea dans la minorité ministérielle de la Chambre introuvable. Réélu, le 4 octobre 1816, par 115 voix (214 votants, 262 inscrits), il vota avec la droite, se prononça pour les lois d'exception, fut promu, le 26 mars 1817, juge de paix du 5e arrondissement de Paris, et obtint sa réélection comme député, le 4 novembre 1820, dans le 3e arrondissement de l'Eure (Bernay), par 223 voix (438 votants, 498 inscrits), contre 212 à Dupont (de l'Eure); puis, le 25 février 1824, par 254 voix (386 votants, 421 inscrits), contre 127 au même concurrent.

Il soutint le ministère Villèle; son rôle politique inspira à un biographe parlementaire de 1826 cette appréciation: « M. le juge de paix du 5e arrondissement de Paris est un des plus fidèles amis du ministère actuel, comme il l'a été de ceux qui l'ont précédé, et comme il le sera de ceux qui lui succéderont; il est vrai qu'il a quelque part un fils substitut, et que lui-même ne désespère pas d'arriver à quelque chose de mieux dans la magistrature. Leurs Excellences ne peuvent, au surplus, répandre leurs faveurs sur un homme qui leur ait donné plus de gages que cet ex-procureur impérial, puisqu'à l'occasion d'une attaque contre le ministre de la police, on l'entendit, un jour, s'écrier à la tribune: « Un ministre est l'homme du roi; sous ce rapport, je respecte tous les ministres... C'est une extrême inconvenance que d'avancer que les ministres ne peuvent se soutenir sans avoir la majorité ; s'il en était autrement, ce ne serait pas le roi qui gouvernerait, ce serait nous... » On voit que M. Lizot entend parfaitement le gouvernement représentatif. »

Un écrivain a dit de lui : « Cet honorable membre est connu par l'inaltérable constance de ses sentiments en faveur des ministres, la fixité de sa position centrale, l'inflexibilité de ses principes ministériels, qui résistent à tous les chocs, à toutes les variations, à tous les changements de système; le soleil cessera d'être au centre du monde, avant que M. Lizot cesse d'être au centre de la Chambre...»

M. Lizot mourut au cours de la session, le 30 janvier 1827. Il avait été fait chevalier de la Légion d'honneur le 30 avril 1821.

Date de mise à jour: février 2015


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