Charles Vaissière de Saint-Martin-Valogne

1750 - 1807

Informations générales
  • Né le 9 octobre 1750 à Combret (Aveyron - France)
  • Décédé le 25 septembre 1807 à Millau (Aveyron - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Aveyron
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 26 octobre 1795 au 20 mai 1797
Département
Aveyron
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né au château de Combret, canton de Saint-Sernin (Aveyron) le 9 octobre 1750, mort à Millau (Aveyron) le 25 septembre 1807, « fils de noble Louis de Saint-Martin, capitaine au régiment de Vermandois et de dame Julie Bonhome », il fut reçu avocat au parlement de Toulouse.

Au moment de la Révolution, il était conseiller à la cour des comptes de Montpellier et membre de l'Académie des sciences de Turin. Partisan des idées nouvelles, il fut élu maire de Millau en 1791, et, le 6 septembre 1792, député de l'Aveyron à la Convention, le 2e sur 9, par 263 voix sur 504 votants.

Il siégea parmi les modérés, et, dans le procès du roi, vota pour l'appel au peuple, pour la réclusion pendant la guerre et le bannissement à la paix, et pour le sursis.

Membre et secrétaire de la commission des Douze destinée à arrêter les complots de la commune de Paris, il fut décrété d'arrestation après le 31 mai, et ne dut son salut qu'à l'intervention de Legendre, à qui il avait rendu précédemment des services.

Le 12 juillet 1793, Chabot, dont les parents avaient été inquiétés par les administrateurs du département de l'Aveyron, voulut rendre la députation de ce département responsable de ces persécutions, et accusa Saint-Martin de menées anticonstitutionnelles. Celui-ci nia l'influence qu'on lui attribuait sur l'administration du département, attaqua la conduite de Chabot pendant sa mission à Toulouse, et protesta de son amour ardent pour la liberté.

Le 3 nivôse an III, il fit décréter que le prix des marchandises à destination de Lyon, qui, pendant le siège de cette ville, avaient été confisquées et vendues au profit de l'Etat, serait restitué aux propriétaires ; il fut secrétaire de la Convention le 16 prairial an III.

Elu, le 4 brumaire an IV, par ses collègues de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, il fut membre du bureau chargé du dépouillement du scrutin, partit en congé quelques jours après l'ouverture de la session, et sortit du Conseil par la voie du sort, le 1er prairial an V.

Nommé, en 1797, receveur général des finances à Avignon, il remplit jusqu'à sa mort ces fonctions, dans lesquelles son fils aîné le remplaça.