Simon, Jacques, Henri Bonnesoeur-Bourginière

1754 - 1844

Informations générales
  • Né le 27 avril 1754 à Saint-Georges-de-Rouelley (Manche - France)
  • Décédé le 30 octobre 1844 à Barenton (Manche - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 8 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Manche
Groupe
Montagne
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 11 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Manche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Anciens, et représentant à la Chambre des Cent-jours, né à Saint-Georges-de-Rouelley (Manche), le 27 avril 1754, mort à Barenton (Manche), le 30 octobre 1844, il était avocat à Coutances au moment de la Révolution, dont il adopta les principes, et devint administrateur du département.

Elu, le 8 septembre 1792, membre de la Convention par le département de la Manche, avec 311 voix sur 611 votants, il siégea à la Montagne, et, dans le procès de Louis XVI, répondit au 2e appel nominal :

« Dans mon opinion, nous prononçons dans cette importante question comme législateurs et non comme juges ; or, dans mon opinion, tous nos décrets doivent être soumis à la sanction expresse ou tacite du peuple souverain, surtout lorsque leur exécution peut produire un effet définitif et irrévocable ; autrement les mandataires du peuple seraient eux-mêmes des despotes. Par ces motifs et par ceux exposés énergiquement par J.-B. Louvet, je dis oui. »

Au 3e appel nominal, il dit : « La mort. Je prononce cette peine terrible d'après ma conviction intime; le sang que Louis a fait répandre, la sûreté de l'Etat, le cri de ma conscience m'obligent à voter ainsi ; mais parce que la Convention a rejeté l'appel au peuple, comme je vois s'élever contre elle des projets d'avilissement, comme je vois se former une faction désorganisatrice, je demande que le décret n'ait son exécution que vingt-quatre heures après le décret d'accusation contre Marie-Antoinette et le bannissement des Bourbons. »
Le 24 vendémiaire an IV, le département de la Manche l'élut au Conseil des Anciens par 168 voix ; il y parla sur les questions de finances, vota l'exclusion de Job Aymé (1796), sortit du Conseil en 1797, et fut nommé commissaire du Directoire dans la Manche.

Favorable au coup d'Etat de brumaire, il reçut du gouvernement consulaire les fonctions de président du tribunal de Mortain (22 germinal an VIII), qu'il conserva jusqu'en 1815.

Le 11 mai de cette même année, l'arrondissement électoral de Mortain l'élut à la Chambre des représentants; banni par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides, il se réfugia en Angleterre, fut emprisonné quelque temps à Portsmouth par ordre du gouvernement anglais, puis mis en surveillance à Anvers. Le gouvernement de Louis XVIII lui permit de rentrer en France en 1818.

Date de mise à jour : octobre 2014