Jean, Nicolas Bassenge

1758 - 1811

Informations générales
  • Né le 24 novembre 1758 à Liège (Belgique)
  • Décédé le 16 juillet 1811 à Liège (Belgique)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 avril 1798 au 26 décembre 1799
Département
Départements de l'Empire français aujourd'hui en Belgique
Groupe
Gauche
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 1er juillet 1802
Département
Départements de l'Empire français aujourd'hui en Belgique
Groupe
Opposition

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-Cents, puis au Corps législatif, né à Liège (Belgique), le 24 novembre 1758, mort à Liège le 16 juillet 1811, il était fils de Marie Gertrude Legrand et de Thomas Bassenge, procureur.

Il fit ses études au collège de Visé (principauté liégeoise), dirigé alors par les oratoriens, puis s'essaya dans la littérature par une épître à Raynal, imbues des idées philosophiques du temps. Il vint en France, et séjourna à Paris de 1781 à 1785.

Promoteur, à son retour en Belgique, de la Société patriotique, il attira sur lui l'animadversion du gouvernement et de l'échevinage de Liège et dut se réfugier quelque temps à Cologne, puis il rentra dans la lutte, devint le principal rédacteur (février 1789) du journal l'Avant-coureur, publié aux portes de Liège, mais sur terre impériale; enfin, au lendemain de l'insurrection dit 17 août, entra au conseil municipal de sa ville natale. Mais la réaction arriva; poursuivi, en 1790, avec les autres membres du parti patriote, et abandonné par les puissances germaniques, Bassenge prit encore le chemin de l'exil; il se retira à Givet, puis à Bouillon, et se tournant du côté de la France, accepta (1792), après la bataille de Jemmapes et la conquête de Liège par nos soldats, les fonctions de secrétaire du conseil municipal de Liège, puis celles de vice-président de l'Assemblée provinciale provisoire (février 1793), dont la présidence avait été confiée au patriote Fabry. Chargé de présider la dernière séance de cette Assemblée, il ne quitta Liège que lorsque l'évacuation en était déjà commencée (4 mars). Proscrit une fois de plus, il rédigea et présenta à la Convention le voeu de réunion à la France (avril); mais, ayant signé avec plusieurs de ses amis une lettre de sympathie au ministre Lebrun, frappé en même temps que Vergniaud et les autres Girondins, il eut des démêlés avec les montagnards liégeois les plus ardents, fut arrêté comme suspect et relâché seulement quelques jours avant le 9 thermidor. Reprenant alors son influence dans le pays, il se livra à d'incessantes démarches auprès de la Convention afin d'obtenir la réunion définitive du pays de Liège à la France. Elle ne fut décidée que le 9 vendémiaire an IV.

Nommé, vers la même époque, procureur de la Commune, avec Hyacinthe Fabry et Henkart comme substituts, il présida la fête de la réunion donnée en l'honneur de la France, fut ensuite un des cinq administrateurs que l'arrêté du 27 brumaire, donna au département de l'Ourthe, et reçut de ses concitoyens, le 24 germinal an VI, le mandat de député de ce département au conseil des Cinq-Cents.

Plus tard, il fit partie également du Corps législatif (an VIII), mais ne tarda pas à en être écarté, bien qu'il eût applaudi au coup d'Etat de brumaire, à cause de ses velléités d'opposition, et de sa collaboration avec Guinguené et Amaury Duval à la Décade philosophique. Après cette exclusion, il rentra dans la vie privée et exerça les fonctions de bibliothécaire jusqu'à l'époque de sa mort.