Jean, Antoine, Paul, Serge d'Auberjon

1772 - 1832

Informations générales
  • Né le 11 décembre 1772 à Limoux (Aude - France)
  • Décédé le 25 août 1832 à Limoux (Aude - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 13 novembre 1820 au 24 décembre 1823
Département
Aude
Groupe
Gauche
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Aude
Groupe
Ultras

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1820 à 1827, né à Limoux (Aude), le 11 décembre 1772, mort à Limoux, le 25 août 1832.

Propriétaire dans cette ville, il fut élu la 1re fois comme royaliste constitutionnel et modéré, le 13 novembre 1820, par le collège du département de l'Aude, avec 160 voix sur 306 votants et 341 inscrits. Aussitôt arrivé à Paris, il compta parmi les membres les plus ardents de la minorité opposée au ministère de M. de Villèle, qui venait de succéder au duc Decazes. Il ouvrit même chez lui, rue Taranne, un salon parlementaire, qui devint le centre de cette opposition.

Mais à quelque temps de là, c'est-à-dire dans la législature suivante, M. d'Auberjon devint un partisan aussi décidé du même ministre, qu'il s'en était montré précédemment l'adversaire acharné.

Réélu député le 25 février 1824, par le 1er arrondissement électoral de l'Aude (Castelnaudary), avec 359 voix sur 545 votants et 637 inscrits, contre Rouger de Villasavary, maire de la ville (172 voix), il siégea parmi les ultras et vota avec eux. « Instabilité des choses humaines ! dit la Biographie des députés de la Chambre septennale. C'est dans ce même salon de la rue Taranne, où M. de Villèle fut démasqué, maudit, conspué, que l'on prépare aujourd'hui son apothéose. Comment en un plomb vil l'or pur s'est-il changé ? Comment? Par le don de la préfecture des Pyrénées-Orientales, d'un titre de marquis dont les lettres patentes ont coûté 8 000 francs, et du ruban de la Légion d'honneur. »

En effet, d'Auberjon avait été nommé, le 1er mars 1824, préfet des Pyrénées-Orientales ; il passa le 3 mars 1828 à la préfecture de la Charente, fut destitué le 12 novembre suivant, puis admis à faire valoir ses droits à la retraite, et demanda en vain à être replacé, notamment le 6 avril 1830 ; la Biographie ajoutait : « En parcourant la partie officielle du Moniteur, on pourra se convaincre que l'égoïsme n'est pas le vice de M. d'Auberjon, qui montre au contraire une tendre sollicitude pour tous les membres de sa nombreuse famille ; aussi la manne ministérielle est-elle tombée sur le département de l'Aude ; un frère a été nommé sous-préfet à Limoux, un beau-frère s'est vu porter au Conseil général à Toulouse et décorer de la Légion d'honneur, etc., etc. »

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