Jean-François Vezin

1761 - 1824

Informations générales
  • Né le 23 août 1761 à Gaillac-d'Aveyron (Aveyron - France)
  • Décédé le 17 janvier 1824 à Gaillac-d'Aveyron (Aveyron - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 avril 1798 au 26 décembre 1799
Département
Aveyron
Groupe
Majorité
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 6 janvier 1813 au 4 juin 1814
Département
Aveyron
Groupe
Bonapartiste
Régime politique
Première Restauration
Législature
Chambre des députés des départements
Mandat
Du 4 juin 1814 au 20 mars 1815
Département
Aveyron
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 15 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Aveyron
Groupe
Constitutionnel

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-Cents, membre du Tribunat, député au Corps législatif de 1813 à 1815, représentant aux Cent-Jours, né à Gaillac d'Aveyron (Aveyron) le 23 août 1761, mort à Gaillac le 17 janvier 1824, fils de sieur Jean-François Vezin, bourgeois, et de demoiselle Rose Bro, il fit son droit à l'université de Toulouse et fut reçu docteur en 1785.

Partisan des idées nouvelles, il devint administrateur du département de l'Aveyron, président du tribunal de district de Séverac, et fut élu, le 24 germinal an VI, député de l'Aveyron au Conseil des Cinq-Cents, par 155 voix (213 votants). Il prit place parmi les partisans du Directoire, parla sur les exemptions du service militaire, sur la confiscation des biens des députés, sur les biens des pères et mères d'émigrés, s'opposa à l'établissement d'un impôt sur le sel, combattit le projet sur le mode de responsabilité des agents hypothécaires, fit un discours sur le droit de l'éligibilité, déclara n'avoir point donné l'ordre de mettre la garde du corps législatif à la disposition du général Lefèvre, et fit décréter que le Conseil célébrerait dans son sein la fête du 18 fructidor.

Rallié au 18 brumaire, il fut envoyé comme délégué des Consuls dans le Rhône, la Loire, le Puy-de-Dôme et le Cantal, et envoya, par la lettre suivante, son adhésion à la Constitution de l'an VIII :

« Au président de la Commission législative des Cinq-Cents. Dès que j'ai eu connaissance de la Constitution qui vient d'être présentée au peuple français, je me suis empressé d'inscrire mon acceptation sur le registre de la Commune ou je me trouvais à cette époque. Apprenant depuis, qu'il a été ouvert des registres particuliers pour les représentants du peuple, je désire que mon nom soit inscrit à côté de ceux de mes collègues qui ont adhéré au nouveau pacte social, que je crois propre à terminer la Révolution et à faire le bonheur du Peuple.

« Salut et fraternité.

VEZIN.»
Le même jour (4 nivôse), il était appelé au Tribunat. Il prit part aux débats relatifs aux questions judiciaires, devint membre de la Légion d'honneur (4 frimaire an XII), fut créé chevalier de l'empire (11 juillet 1810), et nommé conseiller à la cour de Montpellier (1er juin 1811).

Elu, le 6 janvier 1813, par le Sénat conservateur, député de l'Aveyron au Corps législatif, il s'y montra partisan de l'empereur, ne donna que tardivement son adhésion à la déchéance, et fut réélu, le 15 mai 1815, représentant à la chambre des Cent-Jours par le grand collège de l'Aveyron, avec 28 voix (53 votants, 259 inscrits). Il prit place parmi les constitutionnels et s'éleva avec énergie contre le discours de Lainé sur les biens non vendus des émigrés.

Il remplit ses fonctions de magistrat jusqu'à sa mort.

Date de mise à jour: janvier 2017