Victor, Amédée de Willot

1755 - 1823

Informations générales
  • Né le 31 août 1755 à Saint-germain-en-laye (Seine-et-Oise - France)
  • Décédé le 17 octobre 1823 à CHOIGNY (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 11 avril 1797 au 4 septembre 1797
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Clichyens

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député au Conseil des Cinq-Cents, né à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise) le 31 août 1755, mort à Choigny (Seine-et-Oise) le 17 octobre 1823, suivit la carrière des armes, et fit en 1769 la campagne de Corse. Partisan de la Révolution, il fut envoyé à l'armée des Pyrénées-Orientales, devint colonel et chef de brigade, mais, battu par les Espagnols à Ardres (avril 1793), fut suspendu, et arrêté par ordre des représentants en mission. Réintégré après le 9 thermidor par le représentant Meilhan, il battit les Espagnols devant Pampelune, fut nommé général de division (messidor an III), envoyé en Vendée pour surveiller Stofflet, et, désavoué par Hoche pour avoir traité sans ordre avec des chefs vendéens, fut destitué (ventôse an IV). En thermidor suivant, le Directoire le mit à la tête de la division militaire de Marseille : il lutta contre le parti jacobin, fut dénoncé par la municipalité comme « persécuteur des patriotes », et fut élu, le 22 germinal an V, député des Bouches-du-Rhône au Conseil des Cinq-Cents, par 102 voix sur 203 votants. Il se rangea du côté des Clichyens, devint secrétaire du Conseil, membre de la commission des inspecteurs de la salle (questeurs), et, au 18 fructidor, fut condamné à la déportation. Conduit à Rochefort, il écrivait d'Arpajon à un ami, le 23 fructidor : «Nous marchons à petits journées avec une nombreuse escorte ; les ordres du gouvernement sont probablement de nous faire traiter avec égard, et les officiers supérieurs qui nous conduisent les exécutent ponctuellement. » On le transporta à Sinnamary (Guyane), d'où il réussit à s'échapper (juin 1798). A cette nouvelle, le Directoire le fit inscrire sur la liste des émigrés (septembre suivant). Il passa en Angleterre, puis aux Etats-Unis, revint en France à la première Restauration, fut nommé commandeur de Saint-Louis, et, en janvier 1816, fut appelé au commandement du département de la Corse, où il resta jusqu'en juin 1818. Louis XVIII l'avait créé comte le 2 mars 1816.