Armand Cardon

1860 - 1923

Informations générales
  • Né le 27 septembre 1860 à Douai (Nord - France)
  • Décédé le 23 septembre 1923 à Neuilly-sur-seine (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 24 juin 1900 au 31 mai 1902
Département
Nord
Groupe
Non inscrit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Nord
Groupe
Non inscrit

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 27 septembre 1860 à Douai (Nord), mort à Neuilly-sur-Seine le 23 septembre 1923.

Député du Nord de 1900 à 1906.

Après avoir fait ses études classiques au lycée de Douai, ville où son père exerça la profession de notaire pendant trente-six ans, Armand Caron suivit les cours de la Faculté de Droit, obtint la licence en 1883 et prêta serment d'avocat devant la Cour d'Appel de sa ville natale.

Quelques années plus tard, il abandonna le barreau pour prendre la direction d'une importante exploitation agricole et devint membre de la Société des Agriculteurs du Nord.

Tenté par l'action Civique et politique, il fut délégué cantonal, vice-président d'honneur des Sauveteurs du Nord, membre du comité. directeur de la Ligue républicaine de l'arrondissement de Douai et représenta de 1898 à 1910 le canton de Douai-Sud au conseil d'arrondissement qu'il présida de 1901 à 1904.

Le 24 juin 1900, lors d'une élection partielle provoquée par le décès du baron Raoul des Rotours, qui était député de la deuxième circonscription de Douai, il posa sa candidature comme républicain progressiste et fut élu au premier tour de scrutin par 5.811 voix contre 4.959 à M, Dumont, radical-socialiste, Aux élections générales des 27 avril et 11 mai 1902, il fut réélu au deuxième tour de scrutin, d'extrême justesse, avec 7.479 voix contre 7.417 à M. Dehau, conservateur.

A la Chambre, Armand Cardon ne se fit inscrire à aucun groupe, Il fut membre de diverses commissions, notamment de celle du règlement et de celle du commerce et de l'industrie.

Le 2 avril 1905, il fut candidat à une élection sénatoriale motivée par le décès de M. Emile Dubois et par la démission de M. Jean-Baptiste Trystam : il ne fut pas élu bien qu'il eût obtenu 1.114 voix au premier tour de scrutin et 1.128 au second tour, car M. Jean Trystram et M. Hayez recueillirent respectivement 1.296 voix et 1.292 voix.

Armand Cardon sollicita donc le renouvellement de son mandat de député aux élections générales législatives des 6 et 20 mai 1906, mais il échoua au second tour de scrutin devant M. Guislain qui obtint 7.822 voix alors qu'il en avait lui-même 6.901.

Il renonça alors à la vie parlementaire pour se consacrer à ses obligations professionnelles. Il devait finir ses jours à Neuilly-ur-Seine, et ses obsèques furent célébrées en l'église Saint-Pierre de Douai le 28 septembre 1923. Il avait 63 ans,

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