Jean, Auguste Chevandier de Valdrôme

1781 - 1865

Informations générales
  • Né le 23 juillet 1781 à Lyon (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 6 octobre 1865 à Bertrambois (Meurthe-et-Moselle - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Meurthe
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Meurthe
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1831 à 1837, et pair de France, né à Lyon (Rhône), le 23 juillet 1781, mort au château de Sainte-Catherine, commune de Bertrambois (Meurthe-et-Moselle), le 6 octobre 1865, il resta étranger à la politique jusqu'à la révolution de 1830.

Principal propriétaire des fabriques de Saint-Quirin, il n'était guère connu que dans le commerce des verreries, lorsqu'il se présenta, le 5 juillet 1831, comme candidat libéral aux élections législatives.

Il fut élu, par 72 voix sur 136 votants et 153 inscrits, contre 48 voix au général Fabvier, député du 6e collège de la Meurthe (Sarrebourg) : « Fort de ma conscience et de mes sentiments, avait-il dit aux électeurs, je me présente à vous qui connaissez mes opinions ; je voterai contre l'hérédité, que la raison repousse et qui est devenue impossible depuis la révolution de Juillet. »

Mais, après son élection, M. Chevandier ne tarda pas à subir l'influence du gouvernement, dont il devint un des soutiens les plus fidèles. Sans paraître à la tribune, il se signala par l'ardeur et la fréquence de ses « interruptions » en faveur du ministère.

M. Chevandier fut réélu le 21 juin 1834, par 71 voix sur 116 votants et 154 inscrits, contre 41 à M. Marchal. Dans ses comptes rendus de la session de 1834, la Société Aide-toi, le ciel t'aidera lui consacra les lignes suivantes : « Parmi les interrupteurs ministériels et les vociférateurs monarchiques, M. Chevandier, par son caractère bouillant, était appelé à jouer un rôle brillant et multiple. Cet honorable cultive avec succès l'interruption brute ; il est de première force sur le rire éclatant, et il enlève tous les suffrages dans les clameurs furieuses et prolongées. Le cercle ministériel auquel il préside, ne peut, à coup sûr, lui reprocher de ne pas prêcher d'exemple. Dans certains moment d'effervescence, M. Chevandier ne se posséde plus; il s'agite avec violence, il crie, il gesticule, il va s'élancer, il ne connaît plus d'obstacle. On a peine à concevoir que des facultés humaines suffisent à cette bruyante spécialité. »

Après avoir, durant deux législatures, donné tout son appui à la politique gouvernementale, M. Chevandier de Valdrôme, député, conseiller général de la Meurthe, fut, le 3 octobre 1837, élevé à la dignité de pair de France, il siégea dans la Chambre haute jusqu'à la révolution de 1848, qui le rendit à la vie privée.