Jean-Baptiste, Michel Saladin

1752 - 1812

Informations générales
  • Né le 10 octobre 1752 à Amiens (Somme - France)
  • Décédé le 1er juillet 1812 à Conflans-charenton (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 2 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Somme
Groupe
Majorité
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Somme
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 16 octobre 1795 au 4 septembre 1797
Département
Somme
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, membre de la Convention, né à Amiens (Somme) le 10 octobre 1752, mort à Conflans-Charenton (Seine) le 1er juillet 1812, « fils de François-Michel Saladin, procureur, et de Marie-Louise-Jeanne Milevoie », il était, lors de la Révolution, avocat au barreau d'Amiens.

Devenu juge au tribunal du district, il fut élu (2 septembre 1791) député de la Somme à l'Assemblée Législative, le 8e sur 16, par 249 voix (412 votants). Il opina avec la majorité, fit rendre un décret contre les fabricants de faux brevets, vota la mise en accusation des princes émigrés, présenta une motion contre les prêtres perturbateurs, proposa et obtint la suppression des tribunaux criminels de Paris.

Réélu, le 4 septembre 1792, député de la Somme à la Convention, le 1er sur 18, par 535 voix (572 votants), il se rapprocha du parti modéré, et, lors du procès du roi, déclara au 3e appel nominal :

« Je vote pour la réclusion pendant la guerre et pour le bannissement à la paix. »

Il se prononça en outre pour l'appel au peuple et pour le sursis.

Le 25 février 1793, il fit traduire à la barre les magistrats d'Amiens, et casser le jugement par lequel ils venaient d'absoudre l'archidiacre de cette ville, surpris chez lui au moment où il disait la messe.

Ayant protesté contre l'arrestation des Girondins au 31 mai, Saladin fut mis en accusation et partagea le sort des 73. Réintégré le 18 frimaire an II, il fit partie de la commission chargée de statuer sur les membres des anciens comités, déposa, le 12 ventôse an III, le célèbre rapport qui les accusait, et réclama avec insistance leur condamnation.

Il remplit une mission (germinal an III) dans le Jura, la Haute-Saône et le Doubs, et fit preuve d'une certaine modération. À son retour, il se prononça contre la résolution par laquelle la Convention décida que les deux tiers de ses membres feraient partie des conseils qu'on allait former.

Devenu suspect de royalisme, il fut encore une fois décrété d'accusation, comme un des fauteurs du soulèvement de certaines sections au 13 vendémiaire. Cependant, 39 départements l'envoyèrent au Conseil des Cinq-Cents, le 24 vendémiaire an IV ; mais ses relations avec les royalistes et ses sympathies pour la contre-révolution le firent comprendre dans la liste des déportés du 18 fructidor.

Il réussit à échapper aux poursuites, et, sous l'Empire, acheta une charge d'avocat à la Cour de cassation.