Jean, Guillaume Taillefer

1763 - 1835

Informations générales
  • Né le 20 janvier 1763 à Domme (Dordogne - France)
  • Décédé le 13 avril 1835 à Cenac (Dordogne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 9 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Dordogne
Groupe
Majorité réformatrice
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 2 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Dordogne
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791 et membre de la Convention, né à Domme (Dordogne) le 20 janvier 1763, de Jean Baptiste Taillefer, docteur en médecine, et de Marie Antoinette Maleville, mort à Costecalve, commune de Cenac, le 13 avril 1835, il était médecin à Domme avant la Révolution.

Il devint administrateur du district de Sarlat (1790), et fut élu, le 9 septembre 1791, député de la Dordogne à l'Assemblée législative, le 2e sur 10, par 322 voix (500 votants) ; il opina avec la majorité réformatrice.

Réélu (2 septembre 1792) à la Convention, comme député du même département, le 5e sur 10, par 449 voix (581 votants), il répondit dans le procès du roi, au 3e appel nominal : « Louis est coupable de conspiration ; je l'applique en frémissant, cette loi qui fait mourir mon semblable. Je prononce la mort » Il vota en outre contre l'appel et contre le sursis.

Il proposa à la commission de partager les biens des émigrés entre les soldats, et fut envoyé en mission dans la Dordogne en septembre 1793 ; il y établit plusieurs comités révolutionnaires, passa dans le Lot (octobre), où il destitua et remplaça des tribunaux de district « dont les membres, constamment ensevelis dans les vieilles formes de l'antique jurisprudence, paraissent ignorer qu'il s'est opéré une révolution ; se rendit ensuite dans l'Aveyron, où il établit un comité révolutionnaire à 3 livres la séance contre « une foule de scélérats, de prêtres fanatiques, de royalistes, de fédéralistes, d'égoïstes, de muscadins, de modérés, d'indifférents, de mauvais citoyens de toute espèce et de toute couleur.»

De retour à Paris, il défendit les anciens comités après le 9 thermidor, demanda l'abolition de la peine de mort comme incompatible avec la liberté, et, menacé d'arrestation lors de l'émeute du 12 germinal, se tint dans une prudente réserve.

Après la session, il revint comme médecin à Domme, et fut délégué à la cérémonie du Champ de Mai (1815). Il sollicita alors de l'empereur une sous-préfecture, sans l'obtenir, et, bien que non atteint par la loi du 12 janvier 1816, puisqu'il n'avait rempli aucune fonction publique aux Cent-Jours, reçut du préfet de la Dordogne, M. de Montareux, l'ordre de partir. Il se retira dans les Pays-Bas, passa de là à la Louisiane, où il exerça pendant deux ans la médecine à la Nouvelle-Orléans, revint à Anvers, et, ayant réclamé près du gouvernement français contre l'injuste application qui lui était faite de la loi de 1816, fut gracié le 24 décembre 1818, et autorisé à rentrer le 21 février 1819. Il se retira dans son pays natal, où il mourut, à 71 ans.

Date de mise à jour: juillet 2019