André Castelin

1858 - 1912

Informations générales
  • Né le 5 juillet 1858 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 24 juillet 1912 à Saint-maurice (Val-de-Marne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Aisne
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Aisne
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Aisne
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 24 juillet 1912
Département
Aisne
Groupe
Députés indépendants

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 5 juillet 1858 à Paris, mort le 24 juillet 1912 à Saint-Maurice (Seine).

Député de l'Aisne de 1889 à 1902 et de 1910 à 1912.

André Castelin, qui était entré aux Ponts et Chaussées comme conducteur de travaux, fut affecté en 1881 au service de la Basse-Seine à Mantes, puis au contrôle des chemins de fer du Nord. Chargé de mission en Tunisie au moment où le corps expéditionnaire était commandé par le général Boulanger, il fait la connaissance de celui-ci et quitte l'administration pour participer au mouvement boulangiste. Rédacteur à la Lanterne, puis à la France, lorsque la Lanterne cesse de soutenir la politique du général, il est un des fondateurs de la République et son rédacteur en chef. Il devient ensuite rédacteur en chef de la Cocarde mais il doit abandonner cette fonction lorsque le journal modifie son orientation politique.

Il se présente aux élections générales législatives du 22 septembre 1889 dans la deuxième circonscription de Laon, comme candidat boulangiste du parti républicain national «pour le relèvement matériel et moral de la patrie, la grandeur de la France et sa prospérité». Elu au premier tour de scrutin, il enlève son siège à Paul Doumer avec 10.386 voix contre 7.031 sur 17.949 votants.

Réélu aux élections générales du 20 août 1893, au premier tour de scrutin, par 8.932 voix contre 7.700 à M. Henry, sur 16.965 votants, et à celles du 8 mai 1898, par 9.409 voix contre 7.055 à M. Grégoire, sur 17.625 votants, il n'est candidat ni en 1902 ni en 1906. Mais il se représente à celles des 24 avril et 8 mai 1910 et retrouve son siège au deuxième tour de scrutin avec 9.366 voix contre 8.280 à Paul Doumer sur 18.158 votants.

Membre de la société des agriculteurs de France et maire de la commune rurale de Pargny-les-Bois, il participe à de nombreux débats sur l'agriculture : organisation du crédit agricole, transport des engrais, droits de douane sur les importations de blé, coopératives de production et de consommation, primes pour la culture du chanvre, taxe de consommation sur les sucres, régime des boissons, etc. Il intervient aussi à maintes reprises au sujet de l'emploi de la main-d'œuvre étrangère en France dont il demande une réglementation plus stricte (1890, 1896) et sur la situation des chemins de fer (1894, 1900). En 1895, interpellant le Gouvernement sur la révision de la Constitution, il se déclare partisan du référendum. L'année suivante, au cours d'interpellations sur l'affaire Dreyfus, il proteste contre la remise en question de la culpabilité de Dreyfus et contre les attaques qui visent certains officiers et l'armée. Par la suite, il prend position contre la révision du procès.

En 1899, il demande la mise en liberté provisoire de Déroulède et de Marcel Habert incarcérés à la suite des manifestations qui eurent lieu à l'issue des obsèques du Président Félix Faure. La même année, il intervient dans la discussion de propositions de loi tendant à compléter la loi de 1898 sur les accidents du travail. Après sa réélection de 1910, il dépose une proposition de loi tendant à supprimer les trésoriers-payeurs généraux et les receveurs des Finances et à recourir aux services des banques. Lorsque le projet qui ramène à 10 heures la durée du travail dans les établissements industriels vient en discussion (1912) il propose certaines dérogations en faveur des petites entreprises.

Il meurt en cours de mandat le 24 juillet 1912, alors qu'il n'est âgé que de 54 ans.

Ce décès ayant eu lieu pendant l'intersession, il n'a pas été prononcé d'éloge funèbre.