Benoît, Michel Decomberousse

1754 - 1841

Informations générales
  • Né le 3 février 1754 à Villeurbanne (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 13 mars 1841 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 24 juillet 1795 au 26 octobre 1795
Département
Isère

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention et député au Conseil des Anciens, né à Villeurbanne (Rhône), le 3 février 1754, mort à Paris le 13 mars 1841, il était avocat au bailliage de Vienne avant la Révolution.

Partisan des idées nouvelles, il fut député par le tiers-état de Vienne aux Etats de Romans (1788), nommé (1792) membre du directoire du département, et, le 11 septembre suivant, élu 3e suppléant de l'Isère à la Convention, avec 284 voix sur 501 votants. Il perdit sa place d'administrateur de l'Isère pour avoir protesté contre la chute des Girondins (31 mai 1793), et ne fut admis à siéger à la Convention que le 6 thermidor an III, par tirage au sort.

Le 23 vendémiaire an IV, son département l'élut au Conseil des Anciens par 140 voix sur 329 votants, et lui renouvela le même mandat le 23 germinal an VI. Decomberousse fut secrétaire, puis président de l'Assemblée, fit limiter (19 nivôse an VI) la durée des fonctions des magistrats des tribunaux criminels, fit adopter une loi sur le sauvetage, et rejeter une décision des Cinq-Cents visant la suppression des théâtres secondaires, parla sur la liberté de la presse, proposa de proclamer, chaque année, le nom du journaliste le plus utile et demanda à enlever au Directoire le droit de faire entrer des troupes dans le rayon constitutionnel.

Favorable au 18 brumaire, il fut nommé, le 12 prairial an VIII, à la fois juge au tribunal d'appel de Grenoble, et président du tribunal criminel de l'Isère. Mais il demanda à rester à Paris et fut nommé chef du bureau de consultation et de révision au ministère de la justice; il devint aussi membre du conseil d'administration des droits réunis.

La Restauration le priva de ces fonctions (1814); sous les Cent-Jours, l'Empereur le nomma conseiller à la cour impériale de Paris; mais il dut rentrer dans la vie privée à la seconde Restauration. Il était aveugle depuis plusieurs années lorsqu'il mourut.

On a de lui : Le testament de l'aristocratie mourante (1790) ; Le Siège de Florence, tragédie (an III); Asgill ou le prisonnier anglais (an IV); La mort de Michel Lepelletier, tragédie (an V), etc. On lui doit aussi une traduction, anonyme, du Code Napoléon en vers français, dont, pour extrait, la traduction de l'art. 1702, sur l'échange :

L'échange est un contrat où, respectivement
Un tiers prend avec nous un tel engagement,
Que si, de deux objets, nous lui donnons le nôtre,
Dans le même moment nous en recevons l'autre.