Georges Desgraves

1751 - 1834

Informations générales
  • Né le 3 novembre 1751 à Saint-Georges-d'Oleron (Charente-Inférieure - France)
  • Décédé le 2 mars 1834 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 24 avril 1795 au 26 octobre 1795
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Modérés
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 2 mai 1809 au 4 juin 1814
Département
Charente-Inférieure
Régime politique
Première Restauration
Législature
Chambre des députés des départements
Mandat
Du 4 juin 1814 au 20 mars 1815
Département
Charente-Inférieure
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 10 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Charente-Inférieure

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député aux Anciens, puis de 1809 à 1815, et représentant aux Cent-jours, né à Saint Georges d'Oléron (Charente-inférieure), le 3 novembre 1751, mort à Paris le 2 mars 1834, il était négociant à Saint-Pierre-d'Oléron.

Elu dans la Charente-Inférieure, député suppléant à l'Assemblée législative de 1791, il ne fut pas appelé à y siéger, et fut de nouveau, le 8 septembre 1792, élu 2e suppléant à la Convention, par 432 voix sur 516 votants; il fut admis à siéger, le 5 floréal an III, par voie de tirage au sort. Dans la séance du 3 fructidor an III, il fit un long discours sur les moyens de terminer la révolution, et conclut en demandant « que le peuple seul fasse le choix de ses représentants, avec la faculté d'élire au Corps législatif les membres de la Convention nationale. » Cette proposition excita quelques murmures et ne fut pas adoptée.

Le 23 vendémiaire an IV, il fut élu député de la Charente-inférieure au Conseil des Anciens, par 184 voix sur 307 votants; il devint secrétaire de l'Assemblée (2 thermidor an IV) et déposa (18 ventôse an V) un rapport important sur la contrainte par corps. Son dévouement au premier consul et à l'Empereur fut soutenu par l'espoir et peut être par la promesse d'entrer au Corps législatif; dans une lettre du 28 brumaire an XII, il se plaignit à Lemercier « de lui avoir fait croire qu'il serait agréé comme candidat, quand, sur les instances de M. Regnault de St-Jean-d'Angely, on a désigné Ratier, Duret, Demissy et Augier. »

Il n'entra au Corps législatif comme député de la Charente-inférieure, que le 2 mai 1809, par le choix du Sénat conservateur. Il y siégea jusqu'à la fin de la législature (1815), et fut élu, le 10 mai de la même année, représentant de l'arrondissement de Marennes à la Chambre des Cent-jours, par 26 voix sur 48 votants, contre 22 voix à M. de Corrençon. Il ne fit pas partie d'autres assemblées.

Il figura dans la députation qui présenta à Louis XVIII, le 1er février 1819, la demande de rétablissement de la préfecture à Saintes.

Date de mise à jour: avril 2018