Jean Devars

1753 - 1822

Informations générales
  • Né le 30 novembre 1753 à Lussas (Dordogne - France)
  • Décédé le 8 avril 1822 à Montbron (Charente - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Charente
Groupe
Plaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention et député au Conseil des Anciens, né en 1753, mort à une date inconnue, il fut élu, le 5 septembre 1792, membre de la Convention par le département de la Charente, le 6e sur 9, avec 223 voix sur 537 votants. Il était juge de district à la Rochefoucauld (Charente). Il siégea à la Plaine, et dans le procès de Louis XVI, répondit au 3e appel nominal : « Le délit dont Louis est coupable doit être puni de mort, d'après les règles de la justice éternelle : je le déclare digne de mort. Cependant nous devons consulter le salut de l'Etat. Or, je crois que, pour le bonheur de la patrie, Louis doit être chassé d'une nation qu'il a si lâchement trahie. En attendant qu'il puisse être banni, je demande qu'il soit détenu. » Le 2 mai 1793, Devars présenta un projet de décret sur les subsistances portant que les lois existantes, relatives à la libre circulation des grains, continueront à être exécutées; qu'il est défendu de vendre du blé en dehors des marchés publics; que les administrateurs des départements fixeront, dans les 24 heures, le maximum des grains, en prenant pour base la moyenne de tous les marchés. Dans la séance du 28 mai, il s'opposa à ce que Duchâtel fût envoyé comme commissaire à l'armée du Nord, avec Legot, Bernard de Saint-Affrique et Varlet, et déclina l'honneur de faire partie de la commission; il réclama le rétablissement de la circulation des lettres et des journaux (11 juin), et le rapport sur les députés détenus à l'occasion des mesures prises contre les fonctionnaires qui les soutiennent (2 juillet); demanda que le ministre de la guerre se concertât avec le comité de salut public pour faire, séance tenante, un rapport sur Custine (22 juillet), et qu'on rejetât la motion de Chabot contre ceux qui n'acceptaient pas la Constitution (11 août). Le 14 vendémiaire an III, il accusa Barère, Billaud et Collot, d'avoir été les complices de Robespierre; le 20 pluviôse, il reprocha à Duhem de conspirer contre la Convention, malgré les cris des femmes des tribunes irritées de l'enlèvement des bustes de Marat, de Lepelletier, de Beauvais et de Dampierre, cris qui furent étouffés par les acclamations de : Vive la République! A bas les furies de la guillotine! Le 12 prairial, il témoigna contre Panis, et, le 15, s'opposa à la traduction de Romme et de ses complices devant le tribunal criminel de la Seine, parce que « après avoir fait juger par la commission militaire des révoltés subalternes et peu instruits, il y aurait injustice à accorder des formes plus protectrices à leurs chefs. » Le 28, il aggrava les charges relevées contre Peyssard; le 14 messidor, il demanda que la loi qui ordonnait le séquestre des biens des parents des émigrés fût maintenue, car ils faisaient passer des fonds à leurs enfants; dans la discussion sur le projet de Constitution, il parla en faveur de la limitation de la liberté de la presse, s'opposa à ce que les membres des assemblées électorales fussent nommés chaque année, proposa qu'ils fussent réélus seulement après un intervalle de deux ans, car, dit-il « ces assemblées finiront par être composées d'ignorants, tous les hommes de mérite en ayant été membres dans les premières années. » Le 21 vendémiaire an IV, Devars fut élu député de la Charente au Conseil des Anciens, avec 161 voix sur 291 votants. Le 11 prairial an VIII, il fut nommé juge au tribunal civil d'Angoulême, et le 13 mars 1816, il fut confirmé dans ces dernières fonctions par la Restauration.


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