Antoine, Louis, Hippolyte Duchesne

1781 - 1854

Informations générales
  • Né le 27 février 1781 à Grenoble (Isère - France)
  • Décédé le 9 septembre 1854 à Grenoble (Isère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 13 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Isère
Groupe
Gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 juillet 1835 au 3 octobre 1837
Département
Isère
Groupe
Centre ministériel

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant aux Cent Jours, député de 1835 à 1837, né à Grenoble (Isère) le 27 février 1781, mort à Grenoble le 11 septembre 1854, fils de Pierre François Duchesne qui fut député aux Cinq-Cents, il se fit recevoir avocat, et publia, en 1814, quelques brochures de politique libérale.

Le 13 mai 1815, il fut élu, au collège de département, représentant de l'Isère à la Chambre des Cent Jours, par 43 voix sur 55 votants. Il y combattit comme intempestive la proposition de Carnot déclarant que l'armée avait bien mérité de la patrie, appuya la demande de Dupin tendant à réviser les sénatus-consultes impériaux pour les mettre d'accord avec l'Acte additionnel; réclama, à la nouvelle du désastre de Waterloo, des mesures capables de sauver la France ; proposa formellement de demander à l'Empereur son abdication; s'opposa à la proclamation de Napoléon II; parla sur le projet de constitution alors en discussion, et signa la protestation de la minorité délibérée chez Lafayette.

Nommé, pendant cette période, avocat général près la cour de Grenoble, il ne fut pas confirmé dans ces fonctions par le gouvernement royal, et rentra au barreau de sa ville natale. Il continua à propager dans des brochures les idées libérales, défendit l'abbé Grégoire élu député, et rentra au parlement sous la monarchie de juillet, ayant été élu, le 25 juillet 1835, député du 5e collège électoral de l'Isère (Saint-Marcellin), par 102 voix sur 202 votants, contre 91 à M. Martin, en remplacement de M. Penet, démissionnaire. Il prit place au centre ministériel et ne fit pas partie d'autres législatures.

Il a publié : Réflexions d'un royaliste sur l'ordonnance de réformation (1814); - Vote d'un Dauphinois sur l'Acte additionnel du 22 avril 1815; - Des pouvoirs de la Chambre des représentants et de l'usage qu'elle en a fait (1815); - Mémoire contre les auteurs ou complices de l'assassinat commis en 1816 sur la personne de Félix Tabaret; - Avis aux électeurs (1823), etc.