Louis, Alexandre Himbert de Flegny

1750 - 1825

Informations générales
  • Né le 12 décembre 1750 à La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne - France)
  • Décédé le 11 juin 1825 à La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 7 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Anciens et membre du Tribunat, né à la Ferté-sour-Jouarre (Seine-et-Marne) le 12 décembre 1750, mort à la Ferté-sous-Jouarre le 11 juin 1825, « fils de sieur Jean-Antoine Himbert de Pérolle, conseiller du roi, receveur des octrois de la Ferté-sous-Jouarre, et de Louise-Constance Buisson, son épouse, » il était, en 1771, officier forestier de la maîtrise de Clermont-en-Beauvoisis.

Ardent adepte de la Révolution, il fut nommé maire de la Ferté-sous-Jouarre en 1791, puis élu membre de la Convention par le département de Seine-et-Marne, le 7 septembre 1792, le 8e sur 11, avec 146 voix sur 186 votants. Secrétaire de cette assemblée, il fit décréter la démonétisation des assignats à face royale, et participa à la prise en considération de plusieurs mesures révolutionnaires.

Mais ses opinions se modifièrent et s'adoucirent lors du procès de Louis XVI. Au 3e appel nominal il répondit : « Je viens comme législateur, et non comme juge, prononcer une mesure de sûreté générale. Je déclare que ce n'est point le refus de l'appel au peuple qui m'y détermine, c'est le sentiment intime que je n'ai pas le pouvoir de juger. Le peuple m'en a convaincu en nommant des hauts jurés pour une haute cour nationale. Il ne m'a pas donné un pouvoir dont il avait investi ces hauts jurés. Vous avez cassé la haute cour nationale. Eh! ne craignez-vous pas que l'histoire ne vous accuse d'avoir usurpé un pouvoir qui vous manquait ? Je vote pour la reclusion pendant la guerre, et le bannissement après la paix. » Il ne prit ensuite la parole que sur des questions de finances.

Chargé, en 1793, de veiller aux approvisionnements de Paris, il remplit cette mission avec beaucoup d'habileté et d'énergie, et fut élu, le 23 vendémiaire an IV, député de Seine-et-Marne au Conseil des Anciens, par 137 voix sur 236 votants. Il y parla contre l'impôt des patentes, pour la libre circulation des grains, et en faveur des fugitifs du Bas-Rhin que l'on voulait assimiler aux émigrés.

Partisan de Bonaparte et favorable au 18 brumaire, il fut nommé membre du Tribunat, le 4 nivôse an VIII, soutint la politique du premier Consul et s'occupa principalement d'administration forestière. Préfet des Vosges le 6 brumaire an XII, membre de la Légion d'honneur le 25 prairial suivant, chevalier de l'Empire le 5 octobre 1808, et baron le 14 février 1810, il se signala pendant l'invasion par l'énergie de sa résistance, fut arrêté par les Cosaques au mois de janvier 1814, entre Epinal et Igny, et interné à Ulm, où il resta jusqu'à la paix. Aux Cent-Jours, il refusa la préfecture de Tarn-et-Garonne.

On a de lui : la Mort de Henri de Guise, tragédie en cinq actes (Aubusson-Paris, 1823), qui ne fut jamais représentée.