Pierre, Jacques Maulde de Loisellerie

1758 - 1811

Informations générales
  • Né le 3 septembre 1758 à Angoulême (Charente - France)
  • Décédé le 25 juin 1811 à La Couronne (Charente - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 22 août 1792 au 20 septembre 1792
Département
Charente
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Charente
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 20 mai 1797
Département
Charente
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à la Législative en 1792, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Angoulême (Charente) le 3 septembre 1758, mort à La Couronne (Charente) le 25 juin 1811, il remplit, au début de la Révolution, des fonctions municipales, et fut élu, le 7 septembre 1791, deuxième suppléant à l'Assemblée législative par la Charente, avec 131 voix (152 votants).

Admis à siéger le 22 août 1792, en remplacement de Lafaye des Rabiers démissionnaire, il fut, le mois suivant (6 septembre), désigné par le même département, comme 1er député-suppléant à la Convention nationale, avec 282 voix (520 votants).

Maulde-Loisellerie siégea de suite, en remplacement de Carra, qui avait opté pour un autre département. Il opina avec les modérés, et vota ainsi dans le procès de Louis XVI : au 2e appel nominal : « Braver tous les dangers, toutes les menaces, oublier que je suis père, oublier mes plus chères affections, pour me rappeler que nous allons bientôt exercer l'importante fonction de représentant du peuple, est une loi pour moi: eh bien ! cette loi m'ordonne de le consulter sur la question qui nous occupe, à laquelle son bonheur ou son malheur sont attachés, et laissant volontiers les lauriers du moment pour ceux qui adoptent la négative, oui, j'émets mon vœu avec fermeté et courage : je dis oui. » Au 3e appel nominal : « Je vois dans Capet un tyran, un factieux, un traître à la nation; je l'ai déclaré coupable. Si aujourd'hui j'avais à émettre mon vœu comme citoyen privé, je voterais la mort, mais, prononçant comme législateur, je vote pour la détention perpétuelle, sauf à prendre d'autres précautions lorsque la Constitution sera présentée à l'acceptation du peuple. »

Passé au Conseil des Cinq-Cents, le 21 vendémiaire an IV, comme député de la Charente, avec 153 voix, il sortit de cette assemblée en 1797, et abandonna la vie politique.

Date de mise à jour: juin 2019