Antoine Michet

1744 - 1800

Informations générales
  • Né le 7 mai 1744 à Villefranche (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 4 avril 1800 à Villefranche (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 7 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Rhône
Groupe
Girondins

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention, né à Villefranche (Rhône) le 7 mai 1744, mort à Villefranche le 4 avril 1800, homme de loi avant la Révolution, devint (1791) juge au tribunal de Villefranche, et fut élu, le 7 septembre 1792, député du département de Rhône-et-Loire à la Convention, le 9e sur 15, par 522 voix (847 votants). Dans le procès de Louis XVI, il opina pour l'appel au peuple et pour la détention. Au 2e appel nominal il répondit : « S'il existait une loi qui pût être appliquée à Louis XVI, la Convention nationale ne s'occuperait pas de la faire; c'est le silence de la loi, ou plutôt le défaut de la loi, qui a limité les pouvoirs qui nous ont été transmis; cas pouvoirs sont très illimités; mais, dans tout ce qui n'est pas fondé sur une loi existante, il faut la sanction du peuple; le peuple ne jugera pas, mais s'expliquera pour savoir si les pouvoirs qu'il nous a transmis nous autorisaient à aller jusqu'au jugement de Louis. Il ne peut y avoir d'inconvénients; et si vous en trouviez, ce même prétexte irait attaquer dans toutes les circonstances la souveraineté du peuple; ainsi je dis oui. » Au 3e appel nominal: « J'ai déclaré que Louis m'a paru coupable de crimes de conspiration et de trahison.

«J'ai voté pour que le décret qui statuera sur son sort fût soumis à la ratification du peuple, parce qu'il n'est aucune loi écrite qui ne m'ait paru muette à son sujet, et parce que, si les crimes dont il est déclaré coupable peuvent déterminer une condamnation à mort, des raisons d'Etat et de bien public peuvent exiger la détention.

« Obligé de m'expliquer définitivement, je vote pour la détention à perpétuité. »

Modéré, il soutint les Girondins, fut décrété d'arrestation avec 72 de ses collègues, et fut réintégré à l'assemblée le 18 frimaire au III. Après la session, il se retira à Villefranche, où il mourut.