Jean-Baptiste, Clément Dulac

1805 - 1889

Informations générales
  • Né le 26 novembre 1805 à Pointe-à-pitre (Guadeloupe - France)
  • Décédé le 5 avril 1889 à Tours (Indre-et-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Dordogne
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1849, né à la Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) le 26 novembre 1805, mort à Tours (Indre-et-Loire) le 5 avril 1889, propriétaire, connu pour ses opinions démocratiques, il fut en février 1848 commissaire du gouvernement provisoire dans la Dordogne. Il obtint ensuite, grâce à l'influence de Charles Blanc, le poste de bibliothécaire de l'Ecole des Beaux-Arts, à Paris.

Le 13 mai 1849, il fut élu, le 5e sur 10, par 60,445 voix (105,677 votants, 145,779 inscrits) représentant de la Dordogne à l'Assemblée législative. Il siégea à la Montagne et vota avec elle contre l'expédition de Rome, contre la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, contre la loi restrictive du suffrage universel, etc. Il combattit la politique de L.-N. Bonaparte, et, lors du coup d'Etat de 1851, il se trouva avec Baudin à la barricade Saint-Antoine.

« Après cette vaine tentative de résistance, comme les représentants atteignaient la place de la Bastille, Dulac dit à Schœlcher : « Je vous demande la permission de vous quitter une heure ou deux, et voici pourquoi : je suis seul ici à Paris avec ma petite fille qui a sept ans. Depuis huit jours elle a la fièvre scarlatine, et hier, quand le coup d'Etat est arrivé, elle était à la mort. Je n'ai que cette enfant au monde. Je l'ai quittée ce matin pour venir et elle m'a dit: « Papa, où vas-tu? » Puisque je ne suis pas tué, je vais voir si elle n'est pas morte. » Deux heures après, l'enfant vivait encore, et nous étions en séance de permanence rue Richelieu n° 15, Jules Favre, Carnot, Michel de Bourges et moi, quand nous vîmes entrer Dulac qui nous dit : « Je viens me mettre à votre disposition. » (Victor Hugo, Histoire d'un crime, tome I.)

M. Clément Dulac fut expulsé de France et passa en exil le temps de l'Empire. Le 8 février 1871, porté sur une liste républicaine dans la Dordogne, il obtint, sans être élu, 23,813 voix (97,443 votants).


Retour haut de page