César Duquenne

1799 - 1870

Informations générales
  • Né le 6 mars 1799 à La gorgue (Nord - France)
  • Décédé le 10 juillet 1870 à La gorgue (Nord - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Nord
Groupe
Droite
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Nord
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et 1849, né à la Gorgue (Nord) le 10 mars 1799, mort à La Gorgue le 10 juillet 1870, fils d'Albert Duquenne qui avait siégé au Corps législatif, il fit ses études au collège de Lille, puis à Versailles. Il retourna ensuite dans son pays, où sa famille possédait une importante meunerie et en prit la direction.

Après 1830, conseiller municipal, maire de la Gorgue, chef de bataillon de la garde nationale du canton, conseiller d'arrondissement d'Hazebrouck, il fut élu, le 23 avril 1848, représentant du Nord à l'Assemblée constituante, le 17e sur 28, par 153,276 voix sur 234,867 votants et 278,352 inscrits. Il s'était présenté comme républicain modéré, mais il joignit, dans toutes les affaires importantes, sa voix à celles de la droite, notamment:

- pour la loi sur les attroupements,
- pour le décret sur les clubs,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière (affaire du 23 juin),
- pour l'ordre du jour favorable au général Cavaignac,
- pour le maintien de l'impôt sur le sel,
- pour la proposition Rateau,
- pour le renvoi des accusés du 15 mai devant la haute cour,
- pour l'interdiction des clubs
- et pour l'expédition de Rome;

il se prononça:

- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- contre l'amnistie générale
- et contre l'amnistie des transportés.

Il était absent lors de la discussion sur l'impôt progressif, et il prit un congé du 30 novembre au 30 décembre 1848. Il avait fait partie du comité du commerce et de l'industrie.

Réélu, le 13 mai 1849, par le département du Nord, à la Législative, le 2e sur 24, par 95,170 voix sur 183,521 votants et 290,196 inscrits, il continua de voter avec la droite. Au coup d'Etat du 2 décembre 1851, il reprit ses occupations industrielles sans cesser d'être maire de la Gorgue. Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur le 18 août 1863.

Date de mise à jour: janvier 2016