Noël, Gabriel, Louis de Villar

1748 - 1826

Informations générales
  • Né le 13 décembre 1748 à Toulouse (Haute-Garonne - France)
  • Décédé le 26 août 1826 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Mayenne
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 16 octobre 1795 au 20 mai 1798
Département
Mayenne
Groupe
Modérés
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 1er juillet 1806
Département
Lot-et-Garonne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents et au Corps législatif, né à Toulouse (Haute-Garonne) le 13 décembre 1748, mort à Paris le 29 août 1826, fils d'un chirurgien de Toulouse, entra dans la congrégation des Doctrinaires, et devint en 1780 recteur du collège de la Flèche.

Ayant adopté les principes de la Révolution, il fut nommé, le 20 mars 1791, dans l'église de la Trinité à Laval, évêque constitutionnel de la Mayenne, en l'emplacement de M. Thoumin des Vauxponts, vicaire général de l'évêque de Dol non acceptant.

Elu, le 6 septembre 1792, député de la Mayenne à la Convention, le 7e sur 8, par 240 voix (400 votants), il répondit dans le procès du roi, au 3e appel nominal :

« Je suis convaincu que la peine de mort infligée à un criminel quelconque est absolument contraire à la nature et à la raison. Je suis convaincu que la stabilité d'une république bien fondée ne dépend ni de la vie ni de la mort d'un individu, et que tuer un tyran a toujours été la dernière ressource de la tyrannie. Je vote pour que Louis XVI soit détenu pendant la guerre, et, qu'après cette époque, il soit banni a perpétuité. »

Il se prononça en outre contre l'appel et pour le sursis, et fit partie du comité de l'Instruction publique, au nom duquel il demanda et obtint, le 25 messidor an III, le maintien du Collège de France.

Le 18 fructidor, il fit rendre un décret accordant un secours de 244 000 livres à cent dix-huit savants, littérateurs, artistes ou à leurs veuves et descendants. Cette liste comprenait notamment : Anquetil-Duperron, Fontanes, le sculpteur Houdon, les nièces de Fénelon et la petite fille du peintre Lebrun.

Le 25 vendémiaire an IV (27 octobre 1795), il lut à la Convention un rapport sur l'organisation de la Bibliothèque nationale, dans lequel il réclamait la suppression des fonctions de bibliothécaire, et déléguait l'administration de la Bibliothèque à un comité de huit conservateurs ayant chacun 6 000 livres d'appointements.

Peu de temps après (10 décembre 1795), il fut nommé membre de l'Institut pour la classe de littérature et beaux-arts.

Appelé, le 4 brumaire an IV, par ses collègues de la Convention à siéger au Conseil des Cinq-Cents, il s'y fit peu remarquer, se rallia au coup d'Etat de brumaire, et fut élu (4 nivôse an VIII), par le Sénat conservateur, député du Lot-et-Garonne au Corps législatif ; il en sortit en 1806.

Villar remplit ensuite les fonctions d'inspecteur général et de membre du conseil de l'Université, et mourut à 78 ans, accablé d'infirmités.