Gilles, Charles Porcher-Dupleix

1752 - 1824

Informations générales
  • Né le 22 mars 1752 à La châtre (Indre - France)
  • Décédé le 10 avril 1824 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Indre
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention, député au Conseil des Anciens, membre du Sénat, pair de France, né à la Châtre (Indre) le 22 mars 1752, mort à Paris le 10 avril 1824, s'adonna aux sciences naturelles, se fit recevoir médecin, puis entra dans l'administration de l'ancien régime comme subdélégué et procureur du roi à la Châtre. Maire de cette ville en 1790, il devint, peu après, commissaire du roi près le tribunal du district, et fut nommé, en septembre 1791, 1er député suppléant de l'Indre à l'Assemblée législative, où il ne fut pas appelé à siéger. Elu, le 5 septembre 1792, membre de la Convention pour le département de l'Indre, le 1er sur G, par 168 voix sur 325 votants, il siégea parmi les modérés, et, dans le procès du roi, répondit au 3e appel nominal: « Je vote, non comme juge, je n'en ai pas le droit, mais comme représentant du peuple, chargé de prendre des mesures de sûreté générale. Je ne me dissimule pas qu'il est difficile d'en prendre qui soient absolument exemptes de dangers; mais comme l'existence d'un tyran enchaîné, abhorré, me semble moins à craindre que les prétentions que sa mort fera naître, j'adopte la mesure de la détention, jusqu'à ce que la paix et la liberté consolidées permettent de le bannir, et je me détermine d'autant plus à cette mesure, que je crois qu'elle aura de l'influence sur le succès de la campagne prochaine.» Membre du comité de législation, il fit, en cette qualité, de nombreux rapports, parut peu à la tribune, fut envoyé en mission dans l'Ouest après le 9 thermidor, et fut nommé secrétaire de la Convention (4 frimaire an III); en mission dans la Nièvre, il rendit compte (11 pluviôse an III) de la débâcle des glaces de la Loire, exposa par lettre (19 germinal) les dangers courus à Orléans par les déportés, demanda et obtint (12 prairial), au nom du comité de législation, la suppression du tribunal révolutionnaire. Il remplit encore une mission dans le Calvados, dénonça les menées royalistes (1er jour complémentaire de l'an III), et, après la journée du 13 vendémiaire, écrivit de Caen à la Convention pour la féliciter de sa victoire. Elu, le 21 vendémiaire an IV, député au Conseil des Anciens par deux départements, par l'Indre avec 95 voix sur 188 votants, et par le Cher avec 121 voix sur 201 votants, il opta pour l'Indre, appuya (21 ventôse) l'aliénation des maisons religieuses situées dans l'enceinte de Paris, devint secrétaire du Conseil (1er messidor), et se fit remarquer par son opposition à la politique du Directoire, qui l'appela cependant (27 prairial an VI) aux fonctions d'administrateur des hospices de Paris, fonctions dont il fut destitué le 6 germinal an VII. Réélu au Conseil des Anciens, le 22 germinal suivant, par le département de l'Indre, il se prononça pour le coup d'Etat de brumaire, fit partie, le lendemain, de la commission intermédiaire des Anciens, et fut nommé (3 nivôse suivant) membre du nouveau Sénat conservateur. Membre de la Légion d'honneur (9 vendémiaire an XII), commandeur (25 prairial suivant), il fut créé comte de l'Empire avec le titre de Richebourg, le 26 avril 1808, vota la déchéance de l'empereur en avril 1814, et fut nommé pair de France par Louis XVIII, le 4 juin suivant. Sans emploi pendant les Cent Jours, il reprit son siège à la Chambre haute à la seconde Restauration, vota pour la déportation dans le procès du maréchal Ney, et siégea au Luxembourg jusqu'à sa mort.