François Rivaud du Vignaud

1754 - 1836

Informations générales
  • Né le 6 août 1754 à Bellac (Haute-Vienne - France)
  • Décédé le 6 novembre 1836 à Guéret (Creuse - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 2 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Haute-Vienne
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Bellac (Haute-Vienne) le 6 août 1754, mort à Guéret (Creuse) le 6 novembre 1836, fils de Jean Rivaud du Vignaud, conseiller du roi et son lieutenant particulier en la maîtrise des eaux et forêts de la Basse-Marche, et de Catherine Leborlhe de Chégurat, entra dans les gendarmes du roi à la compagnie de Flandre à Lunéville le 29 mai 1772. A la suppression de ce corps (1er avril 1788), il devint lieutenant de gendarmerie au Dorat, le 19 juin 1791, et fut élu, le 2 septembre 1792, député de la Haute-Vienne à la Convention, le 6° sur 7, à la pluralité des voix. D'opinions très modérées, il opina, dans le procès de Louis XVI, pour la réclusion et le bannissement à la paix ; partisan des Girondins, il fut mis en arrestation avec les 72 autres conventionnels qui avaient protesté contre le 31 mai, fut détenu chez lui pendant quatorze mois à ses frais, par deux sans-culottes qu'il payait chacun cinq livres par jour, et rentra à la Convention le 18 frimaire an III. Le 30 nivôse suivant, il fut envoyé en mission à l'armée du Rhin et Moselle. Quoique compromis, comme royaliste, dans la correspondance d'un agent des Bourbons, Lemaître, il entra, le 4 brumaire an IV, au Conseil des Cinq-Cents comme ex-conventionnel, passa capitaine de gendarmerie (18 messidor an IV), chef d'escadron (28 nivôse an V), et fut nommé (3 frimaire an VII) commissaire de la République française près la République cisalpine; le gouvernement cisalpin lui offrit une boîte enrichie de diamants, en témoignage de reconnaissance pour son administration ; mais Rivaud la refusa. Membre de la Légion d'honneur (26 prairial an XII), il fut promu colonel de la 10e légion (18 septembre 1811) ; le 24 octobre suivant, il fut placé à la tète de la 27e légion, prit, le 5 septembre 1812, le commandement de la 13e légion, et alla à Lubeck pour surveiller le blocus continental. Il était colonel de gendarmerie du 1er octobre 1815, lors des massacres qui ensanglantèrent le Midi et surtout Nîmes à cette époque ; il faillit être assassiné, et fut sauvé par une femme du peuple; lieutenant-colonel de gendarmerie à Lille, il fut dénoncé par ses ennemis politiques, arrêté, et, après huit mois de captivité, remis en liberté sans jugement. Mis à la retraite en 1825, il se retira à Bellac, dans sa famille, et mourut à Guéret, chez son fils, qui commandait à cette époque la gendarmerie de la Creuse. Chevalier de la Légion d'honneur (26 prairial an XII), officier (28 Juin 1814).