Joseph, Sébastien Servonat ou Servonnat

1747 - 1836

Informations générales
  • Né le 17 décembre 1747 à Montseveroux (Isère - France)
  • Décédé le 3 novembre 1836 à Montseveroux (Isère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Isère
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 octobre 1795 au 20 mai 1798
Département
Isère
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention et député au Conseil des Anciens, né à Montseveroux (Isère) le 17 décembre 1747, mort à Montseveroux le 3 novembre 1836, était notaire avant la Révolution. Juge de paix à Montseveroux en 1790, administrateur du département en 1791, il fut élu, le 6 septembre 1792, membre de la Convention par le département de l'Isère, le 4e sur 9, avec 266 voix (503 votants). Il siégea parmi les modérés, et, lors du procès du roi, répondit au 3e appel nominal : « Que mon opinion m'attire ou non des injures ou des menaces, je la prononcerai avec courage. Jetez les yeux sur vos armées, sur vos finances; tremblez que de nouvelles chaînes ne s'appesantissent sur vous et que votre sagesse dirige les élans de la vengeance nationale contre le tyran. Louis est odieux à tous les Français, son existence ne peut être dangereuse : si, au contraire, il expie la peine de ses forfaits, vous augmentez la puissance d'un autre prétendant qui aurait pour lui son or et sa popularité. Comme législateur et comme homme d'Etat, je vote pour que Louis soit reclus quant à présent, et banni après la guerre. » Il vota en outre pour l'appel au peuple et pour le sursis. Son rôle à la Convention fut d'ailleurs très secondaire. Réélu, le 22 vendémiaire an IV, député de l'Isère au Conseil des Anciens, par 217 voix (360 votants), en même temps qu'il obtenait aussi la majorité dans les départements de la Marne et du Rhône, Servouat fut chargé d'un rapport sur l'élection des greffiers de paix, devint secrétaire de l'assemblée, parla sur les messageries, et quitta la vie politique en l'an VII.