Charles, Jean, Etienne Thomas-Laprise

1758 - 1838

Informations générales
  • Né le 26 octobre 1758 à Domfront (Orne - France)
  • Décédé le 2 décembre 1838 à Juvigny-sous-andaine (Orne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 11 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Orne
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 octobre 1795 au 20 mai 1798
Département
Orne
Groupe
Modérés
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 14 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Orne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, représentant aux Cent-Jours, né à Domfront (Orne) le 26 octobre 1758, mort à Juvigny-sous-Andaine (Orne) le 2 décembre 1838, « fils de Charles-François Thomas, sieur de la Prise, avocat au siège de Domfront, et de demoiselle Marie-Geneviève Barabé », il était avocat à l'époque de la Révolution.

Juge de paix (1790), puis procureur-syndic du district de Domfront, il fut élu, le 11 septembre 1792, premier député suppléant de ce département à la Convention, à la pluralité des voix, sur 561 votants. Admis à siéger dès le début en remplacement d'André non acceptant, il répondit au 3e appel nominal, lors du procès du roi : « Je vote pour la mort, dans le cas où les ennemis envahiraient notre territoire. » Il se prononça en outre pour l'appel et pour le sursis. Son rôle à l'assemblée fut très effacé.

Réélu, le 22 vendémiaire an IV, député de l'Orne au Conseil des Cinq-Cents, par 166 voix (318 votants), il siégea jusqu'au 1er prairial an VI, fut appelé, le 22 germinal an VIII, aux fonctions de commissaire près le tribunal civil d'Alençon, puis à celles de procureur impérial à Domfront.

Révoqué à la première Restauration, il reprit ses fonctions aux Cent-Jours, signa l'Acte additionnel « parce que tous les fonctionnaires publics en faisaient autant », dit-il plus tard pour se disculper, et fut élu (14 mai 1815) représentant de l'arrondissement de Domfront à la Chambre des Cent-Jours, par 68 voix (101 votants, 182 inscrits).

Frappé par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides, il s'empressa de partir pour Malines, et fit appuyer une demande d'autorisation de rentrer par le prince de Broglie. Le gouvernement royal, ayant reconnu que son vote dans le procès du roi n'avait pas compté pour la mort, le rappela (6 mai 1818) ; il arriva à Domfront le 7 juillet, et obtint pleine et entière remise de sa peine le 25 décembre suivant.

Date de mise à jour: avril 2013