Jean-François, Gabriel Vaugeois

1753 - 1839

Informations générales
  • Né le 15 avril 1753 à Tourouvre (Orne - France)
  • Décédé le 1er juin 1839 à Laigle (Orne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 18 octobre 1794 au 26 octobre 1795
Département
Seine
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention, né à Tourouvre (Orne) le 15 avril 1753, mort à Laigle (Orne) le 1er juin 1839, fit de bonnes études, se destina d'abord au barreau, et entra dans les ordres. Vicaire dans le diocèse de Chartres ayant la Révolution, il en adopta avec ardeur les principes, et fut choisi par Grégoire, nommé évêque de Loir-et-Cher, pour son vicaire général. Il quitta ensuite la prêtrise et se rendit à Paris à l'instigation de ses amis Pétion et Brissot, fit partie de la « Société des amis des Noirs », et joua un rôle assez important dans les événements du 10 août, comme « président du comité secret d'insurrection des fédérés de 1792 contre la royauté », comité qui organisa le plan insurrectionnel et le projet de siège du château. Le 24 septembre 1792, Vaugeois fut élu 7e suppléant du département de Paris à la Convention nationale, par 215 voix (338 votants). Il fut nommé accusateur militaire près l'armée des côtes de Brest, et fut admis à siéger à la Convention le 27 vendémiaire an III, en remplacement d'Osselin. Il prit la parole pour appuyer la rentrée de Delahaye, et pour discuter la réorganisation de la garde nationale. A l'armée des côtes de Brest, il fit mettre en liberté un grand nombre de rebelles, et alla remplir des fonctions analogues à Namur, comme commissaire du Directoire. Un arrêté du premier Consul, en date du 17 messidor an VIII, le nomma président du tribunal criminel de cette ville. Il devint ensuite conseiller à la cour de Liège (1811), jusqu'à l'invasion de la Belgique par les alliés. Les événements de 1814 et de 1815 l'ayant rendu à la vie privée, il se retira, avec une modeste pension de 695 francs, chez un de ses frères, à Laigle, et s'occupa de recherches archéologiques. Il était chevalier de la Légion d'honneur du 25 prairial an XII. Vaugeois a laissé divers mémoires intéressants publiés dans les Bulletins de la Société des antiquaires de France, notamment : Lettre à M. Eloi Johanneau sur la pierre du Diable à Namur (1809): Mémoire sur les pierres couplées de la forêt de Saint-Sever (1825): Coup d'œil sur quelques-unes des voies romaines qui traversent l'arrondissement de Mortagne (1830), etc.