André, Joseph Jourdan

1757 - 1831

Informations générales
  • Né le 15 décembre 1757 à Aubagne (Bouches-du-Rhône - France)
  • Décédé le 6 juillet 1831 à Marseille (Bouches-du-Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 16 octobre 1795 au 4 septembre 1797
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-Cents, né à Aubagne (Bouches-du-Rhône) le 15 décembre 1757, de François Joseph Jourdan, docteur en médecine et Thérèse Raynaud, mort à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 6 juillet 1831, administrateur à Aubagne, il se prononça contre la Révolution, quitta son département, fut porté comme émigré et fut arrêté. Il ne recouvra sa liberté qu'au 9 thermidor.

Elu, le 24 vendémiaire an IV, député des Bouches-du-Rhône au Conseil des Cinq-Cents, par 193 voix sur 280 votants, il combattit les lois proposées contre l'émigration et défendit la liberté de la presse et la liberté des cultes ; rapporteur de l'affaire des naufragés de Calais, il obtint qu'ils fussent non pas exécutés, mais seulement déportés.

Proscrit au 18 fructidor, il se réfugia en Espagne, et ne rentra en France qu'après le 18 brumaire.

Bien que placé pendant quelque temps sous la surveillance de la haute police, à Orléans, il fut nommé président de canton le 6 germinal an XI, et adjoint au maire de Marseille le 16 thermidor an XIII.

Elu candidat au Sénat conservateur, il ne fut pas appelé à y siéger, mais fut promu, le 18 mai 1808, aux fonctions de préfet du département des Forêts, et créé baron de l'Empire le 11 juin 1810.

En 1814, Louis XVIII le nomma conseiller d'Etat, et le mit à la tête de l'administration générale des affaires ecclésiastiques.

Sans emploi pendant les Cent-jours, il reprit ses fonctions à la seconde Restauration, mais donna sa démission en 1816, après avoir rédigé et fait signer l'ordonnance qui remettait aux mains du grand-aumônier de France la direction des affaires du culte catholique.

Il reçut le titre de conseiller d'Etat honoraire, et fut admis à la retraite comme directeur général des cultes, le 19 mai 1825. Il était chevalier de la Légion d'honneur.

Date de mise à jour: juillet 2020