Jean-Jacques Aymé

1752 - 1818

Informations générales
  • Né le 13 janvier 1752 à Montélimar (Drôme - France)
  • Décédé le 1er octobre 1818 à Bourg-en-Bresse (Ain - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 16 octobre 1795 au 4 septembre 1797
Département
Drôme
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-Cents, né à Montélimar (Drôme), le 13 janvier 1752, mort à Bourg-en-Bresse (Ain), le 1er octobre 1818, il était avocat avant la Révolution, et, en ayant adopté les principes, fut nommé procureur général syndic du département de la Drôme.

Le 24 vendémiaire an IV, il fut élu député de la Drôme au Conseil des Cinq-Cents par 168 voix sur 234 votants. A la séance du 28 frimaire an IV, il fut dénoncé par Génissieux, et, le lendemain, par Goupilleau de Montaigu, comme chef des royalistes du Midi et des Compagnons de Jésus. Goupilleau s'efforça de prouver que, de son aveu même, il s'était mis a la tête de 20,000 royalistes, et Génissieux ajouta qu'Aymé était inscrit sur une liste d'émigrés.

Aymé répondit: « J'ai cherché à garantir ma vie et ma liberté; quel que soit le résultat de cette affaire, je subirai mon sort sans remords, parce que j'ai toujours vécu sans crime, et je ferai même des voeux pour la prospérité de la République. »

En descendant de la tribune, il fut brusquement assailli par plusieurs députés exaltés; on put le faire échapper, mais l'altercation devint très vive et le président fut obligé de se couvrir.

Le 14 nivôse suivant, sur le rapport du Woussen, Treilhard fit décréter qu'Aymé, dit Job-Aymé, ne pourrait plus, jusqu'à la paix, exercer les fonctions législatives; Aymé demanda la parole, mais elle lui fut refusée.

Quelques mois après, les esprits s'étant apaisés, Penieres et Dumolard obtinrent son rappel; Aymé rentra au Conseil le 30 floréal an IV, et en devint bientôt secrétaire. Le 22 messidor suivant, il demanda l'exécution du décret de déportation rendu en germinal an III contre Collot-d'Herbois, Billaud-Varenne, Vadier et Barrère, auquel ces deux derniers seuls avaient pu se soustraire; il demanda aussi qu'on s'informât près du Directoire de l'âge de Barras qui, disait-on, n'avait point les quarante ans exigés par la Constitution.

S'étant opposé à la célébration de la fête commémorative de la chute de Robespierre, il fut compris parmi les déportés de fructidor, parvint à se cacher pendant quelques temps, mais fut arrêté le 15 nivôse an VI aux portes de Paris, et compris dans le second transport des déportés.

Après le coup d'état de brumaire, il fut rappelé par un arrêté des Consuls (5 nivôse an VIII), et interné à Dijon. Là, il publia un mémoire sur sa déportation, et prit vivement parti pour Napoléon, qui songea à l'envoyer grand juge à la Louisiane. Mais Bonaparte n'ayant pas donné suite à ce projet de colonisation, nomma Aymé, le 5 germinal an XII, directeur des droits réunis dans le département du Gers, puis, plus tard, dans le département de l'Ain. Il exerçait encore ces fonctions au moment de sa mort.

Date de mise à jour: juin 2020